|
Par: le professeur
Robert
Faurisson
(Ici, sur la photo, blessé par des
terroristes juifs qui l´ont sauvagement aggressé pour
les résultats de ses recherches historiques)
|
 |
(22
mars 2003)
Ancien banquier, Roger Cukierman a
autrefois exercé de hautes responsabilités au sein du groupe
Edmond de Rothschild. Il préside le
CRIF (Conseil représentatif des
institutions juives de France). Le CRIF, selon son
responsable, « rassemble soixante institutions […], soit un
tiers des 600 000 juifs de France » (réponse faite à Cécilia
Gabizon, Le Figaro, 25-26 janvier 2003, p. 8). On
peut donc calculer que cette organisation juive se trouve
représenter un tiers de un pour cent des habitants de la
France. Or, ainsi qu’on va le constater, cette organisation
vient se faire manger dans la main par tout ce que la France
compte de plus influent dans le monde de la politique et des
institutions, y compris les institutions religieuses.
Le dîner rituel du CRIF
Chaque année, le CRIF organise un dîner où se pressent,
comme sur ordre, de hautes personnalités venues faire acte
d’allégeance. Il y a là l’or et le diamant, la pourpre et
l’hermine et, si l’on ose dire, le gratin, la crème de la
crème et la plus rare galette. On y mange et l’on y boit
casher. Il faut y penser, prier et parler casher. Selon le
rite, le président du CRIF prononce un discours où il flatte
la compagnie et, surtout, l’admoneste. Il y geint sur le
sort des juifs de France. Il met en garde contre le retour
de la bête immonde et fait entendre qu’il ne tolérera pas la
moindre réserve quant à la politique de l’Etat juif et quant
au comportement de l’Armée juive en Palestine. Les hôtes
acquiescent, battent des mains, en redemandent. Ils
promettent et ils ont intérêt à tenir leurs promesses sinon,
l’année suivante, plus dur se fera le rappel des engagements
qu’on n’a pas suffisamment tenus. Pour commencer, on ne sera
peut-être plus invité, ce qui, pour une personnalité
politique, signe la disgrâce, puis la chute.
La crème de la crème
Le 25 janvier 2003, le dîner annuel du CRIF a rassemblé plus
de cent soixante-dix invités. L’hôte d’honneur a été
Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre. A ses côtés se
trouvaient Christian Poncelet, président du Sénat, premier
personnage de l’Etat après le président de la République, et
Jean-Louis Debré, président de l’Assemblée nationale. Treize
ministres en exercice étaient également là, dont ceux de
l’Intérieur (Nicolas Sarkozy), de la Justice (Dominique
Perben), de la Défense (Michèle Alliot-Marie) et de l’Education
nationale (Luc Ferry et Xavier Darcos).
D’anciens ministres, aussi bien de droite que de gauche,
étaient également présents comme les richissimes juifs de
gauche Laurent Fabius ou Lionel Stoléru et la richissime
juive de droite Simone Veil (mère putative de l’Association
des faux gazés d’Auschwitz), sans compter de moindres sires
comme Alain Juppé, Alain Richard, Olivier Stirn, Jacques
Toubon ou de moindres dames comme Edith Cresson ou Corinne
Lepage. De nombreux députés des deux bords étaient là, tels
François Bayrou, Philippe Douste-Blazy, Jean de Gaulle,
François Hollande, Pierre Lellouche, Jean Tiberi, Daniel
Vaillant, sans oublier les deux responsables du Parti
communiste, Robert Hue et Marie-George Buffet. Des
sénateurs, tels Jean-Michel Baylet, Jacques Dominati et
Michel Dreyfus-Schmidt, faisaient partie du lot.
Des excellences représentaient l’Allemagne (modèle de
soumission aux organisations juives et, pour la communauté
juive mondiale, source inépuisable d’argent), la Belgique,
l’Espagne, la Tchéquie, la Pologne, la Hongrie, la Lituanie,
l’Ukraine, la Suède, les Etats-Unis, le Canada, la
Mauritanie, la Tunisie, la Jordanie, la Turquie, l’Inde. L’Etat
d’Israël était fortement représenté, en particulier par son
ambassadeur et son consul général.
Le médiateur de la République était présent ainsi que le
maire de Paris, le président du conseil régional d’Ile-de-France,
le chancelier des universités de Paris, le directeur général
de la gendarmerie nationale (!) et des députés européens. En
plus des ambassadeurs, des ministres plénipotentiaires, des
consuls, des conseillers ou des porte-parole d’ambassade, on
notait la présence de directeurs ou de chefs de cabinet, de
conseillers de toute sorte, de chargés de mission, de
préfets, de secrétaires généraux, de maires de plusieurs
arrondissements de Paris. Le Conseil d’Etat était
représenté.
Aux côtés du grand rabbin de France, Joseph Sitruk
(« Oh ! », nous assure François Brigneau, « c’est un
modeste, il en a bien plus ! ») et du grand rabbin René
Samuel Sirat (le géniteur de la loi antirévisionniste
Fabius-Gayssot) ainsi que de deux grands rabbins de Paris,
l’ancien et l’actuel, s’empressaient l’archevêque de
Bordeaux, Mgr Ricard, trois évêques (dont Mgr Di Falco et,
en représentant de Mgr Lustiger, Mgr Claude Frikart), le
secrétaire général de la Conférence des évêques de France,
trois pères de l’Eglise catholique, le président et le
secrétaire général de la Fédération protestante de France,
sans oublier Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée
de Paris. La franc-maçonnerie était présente avec Alain
Bauer, grand-maître du Grand Orient de France.
Le monde de la justice comptait deux prestigieux figurants
en la personne de deux juifs de combat : Janine Drai, épouse
Grellier, et Pierre Drai. Ce dernier emploie une partie de
sa retraite à présider la fructueuse Commission pour
l’indemnisation des victimes des spoliations intervenues du
fait des législations en vigueur durant l’Occupation. Au
dîner, il n’était pas le seul invité dont le rôle est
essentiel dans l’entretien de la Mémoire de la Shoah et dans
la lucrative activité du Shoah Business. Etaient enfin
venus, en force et en nombre, des responsables
d’organisations juives israéliennes, américaines et
européennes.
R. Cukierman flatte, gémit et tonne
Dans son discours, R. Cukierman a flatté, gémi et tonné. Il
a, comme l’année précédente, « crié » (c’est là son mot)
l’attachement passionné des juifs à la France et l’angoisse
de ses coreligionnaires devant la recrudescence des actes
antijuifs. Il a appelé à une plus forte répression notamment
sur Internet. Il a opportunément rappelé que « les juifs ont
une longue mémoire des blessures de la calomnie ». Sans
hésiter à les appeler par leurs noms, il a prévenu de leurs
devoirs particuliers envers les juifs Luc Ferry, ministre de
l’Education nationale, et son acolyte, Xavier Darcos,
ministre délégué à l’Enseignement scolaire. Avec une vigueur
particulière il a condamné l’antisémitisme de l’extrême
gauche, celui, en particulier, de Lutte ouvrière, de la
Ligue communiste révolutionnaire et celui de José Bové,
allant jusqu’à déclarer : « Cette alliance brun-vert-rouge
donne le frisson ». Il a vivement protesté contre les
projets de boycott des produits israéliens. Jouant les
belles et bonnes âmes, il a déclaré que le boycott lui
paraissait contraire aux règles de la démocratie ; pour sa
part, a-t-il ajouté, il s’était expressément rendu aux
Etats-Unis en mai 2002 afin de convaincre les organisations
juives américaines de renoncer à punir la France par la voie
du boycott ; mais, dans le même souffle, R. Cukierman a fait
comprendre à son auditoire que ce n’était pas partie gagnée
et que, si la France ne réprimait pas suffisamment
l’antisémitisme, il ne retiendrait plus le bras de ces
organisations.
Le couplet final a porté sur le nécessaire soutien de la
France à l’Etat d’Israël. Les soldats israéliens ont été,
mot pour mot, décrits comme animés d’un « attachement
viscéral au respect de la personne humaine ». L’insondable
« mystère d’Israël » a été évoqué. L’antienne est connue :
le peuple juif ne se compare à aucun autre ; ses vertus et
ses souffrances sont indicibles. Comme le déclarait Jean
Kahn, « l’électeur juif a un supplément d’âme ». Pour
reprendre la phrase de François Bédarida, catholique
d’origine juive, « le peuple juif est un peuple qui n’a pas
d’équivalent dans l’histoire par rapport aux autres » («
Peut-on débattre de la Shoah ? », France-Culture, 17
juin 1996). Le tout s’est achevé sur une salve en direction
du Premier ministre et des autres membres du gouvernement.
Sacrifiant à l’usage hébraïque du chiffre six, R. Cukierman
a lancé à six reprises un fatidique et menaçant :
« Nous ne comprenons pas… ». Six fois, il a vertement
blâmé la France pour tel comportement ou telle initiative
que les juifs, selon lui, ne pouvaient comprendre.
Il a conclu sur sa fierté d’être à la fois « juif » et
« français » et il a clamé sa « solidarité avec Israël ». Il
a enfin remercié le Premier ministre de sa présence et de
son « attention bienveillante aux questions que nous
soulevons dans l’intérêt de la France ». Ce faisant, R.
Cukierman, avec aplomb, s’est donc permis d’appeler
« questions » soulevées « dans l’intérêt de la France » des
accusations qu’il avait, en fait, portées contre la France
dans l’intérêt et pour les intérêts d’un Etat étranger : l’Etat
juif.
Jean-Pierre Raffarin en redemande
Un seul invité a fait preuve de dignité : le
nouveau secrétaire général des Verts, Gilles Lemaire, un
néophyte, à vrai dire, de la vie politique. Ne supportant
pas l’amalgame « vert-brun-rouge », il a jeté sa serviette,
s’est levé de table et a quitté la salle. Les personnalités
du gouvernement, toute honte bue, sont restées sous
l’avanie, ont applaudi et certaines d’entre elles, par la
suite, ont tenu à manifester leur satisfaction. J.-P.
Raffarin a remercié avec effusion et déclaré : « Agresser la
communauté juive, c’est agresser la France, la République et
ses valeurs ». Quelques semaines plus tard, il confiait :
" Des personnalités comme Lionel Stoléru et
plusieurs patrons que j’ai eus dans ma carrière m’ont ouvert
à la culture juive dont j’apprécie la rigueur […]. En allant
pour la première fois au dîner du CRIF, j’ai été très
heureux de voir là toute la classe politique française, la
plupart de mes prédécesseurs Premiers ministres et les
représentants de toutes les religions. Il est si rare de
trouver des lieux où l’on puisse justement avoir ce dialogue
apaisé entre religions et politique "
(Le Point, 21 mars 2003, p.
101).
On aura noté l’expression de « dialogue
apaisé » pour ce qui, en réalité, avait été le monologue
d’un exalté. Seuls, par la suite, des juifs ont pu se
permettre d’élever une protestation contre le langage du
président du CRIF : Alain Jakubowicz et Rony Brauman, en
particulier (Libération, 5 février, p. 2, 17). A une
émission télévisée de Thierry Ardisson, « Tout le monde en
parle », on a vu, face à face, R. Cukierman et le
responsable de la Ligue communiste révolutionnaire, Olivier
Besancenot ; ce dernier a demandé au président du CRIF de
retirer l’accusation d’antisémitisme portée contre son
organisation ; devant le refus de R. Cukierman il a fondu en
larmes !
Les rabbins américains et le CJE
mènent le sabbat
Les 10 et 11 mars, le Congrès juif européen
(CJE) tenait à l’Hôtel de ville de Paris ses deuxièmes
assises des « Rencontres judéo-catholiques ». Une
cinquantaine de rabbins américains, invités de dernière
minute, y sont venus mettre en accusation d’abord le
gouvernement français représenté par Nicolas Sarkozy,
ministre de l’Intérieur, puis le clergé catholique
représenté par le cardinal Lustiger. Les rabbins ont mené le
sabbat contre la « trahison » de la France, coupable
d’avoir, dans la guerre entre les Etats-Unis et l’Irak, pris
parti pour « le camp du Mal », une France connue par
ailleurs pour ses « destructions de synagogues et d’écoles
juives ». Michel Friedman, président allemand du CJE, a fait
chorus. Etaient également présents Simone Veil, les grands
rabbins Joseph Sitruk et Gilles Bernheim ainsi qu’Israel
Singer, numéro deux du Congrès juif mondial (Henri Tincq,
« La charge des rabbins américains contre la France », Le
Monde, 13 mars, p. 5). N. Sarkozy aurait répliqué qu’il
ne pouvait « accepter d’entendre dire que les juifs peuvent
avoir peur de vivre en France ». Il n’a pas osé ajouter
qu’il était personnellement la preuve vivante de ce que tant
de personnes d’origine juive pouvaient vivre en France, et
aux meilleures places. La remarque vaut pour le cardinal
Lustiger et pour une forte proportion des hôtes du CRIF ou
des « Rencontres judéo-catholiques » : beaucoup sont
eux-mêmes d’origine juive ou bien ont un conjoint juif.
Lors de ces deux rencontres, personne ne
semble avoir évoqué le plus frappant exemple d’antisémitisme
en France : l’agression commise, le 3 janvier, contre le
rabbin Gabriel Fahri dans une synagogue du XIe
arrondissement de Paris. Tout le gotha politique s’en était
ému. Lionel Jospin, Edouard Balladur et bien d’autres
seigneurs étaient venus au domicile du rabbin ; les têtes
s’étaient couvertes de cendre, de chapeaux et de kippas ;
sous les flashes, sous l’œil des caméras, on avait pris les
poses et les mines de circonstance ; les condoléances
avaient été déchirantes. La France avait honte ; le haut
personnel politique était réuni là pour en attester.
Toutefois, les jours passant, il est apparu à la police que
la « plaie hésitante » de la victime avait été provoquée
avec un couteau emprunté à la cuisine de la synagogue. On
s’est alors muré dans le silence. Personne n’a présenté
d’excuses à la France et aux Français. Peu de temps
après l’agression du rabbin Fahri, une jeune juive s’est
plainte d’une agression du même genre. On en a parlé, puis
on s’est tu, là aussi, tant l’imposture était signée.
Les juifs ne sont pas
« comme tout le monde »
Les juifs sont comme « Dieu en France ». Ils
règnent. Le fait qu’ils gémissent n’y change rien. Ils n’ont
besoin ni de complot ni de conjuration mais de pouvoir crier
à l’antisémitisme. Ils sont en place. On les redoute. On
leur obéit au doigt et à l’œil. Plus haute la personnalité
politique, religieuse ou civile, plus rampante son attitude
à l’égard du seigneur et maître. C’est que celui-ci, d’un
mot, d’un seul, peut ruiner une carrière, une vie, et ce mot
fatal n’est autre que celui d’« antisémite ».
Pour les juifs de France, le monde médiatique
est une chasse gardée. Imaginons l’expérience suivante : à
la télévision, dès qu’apparaîtrait une personne d’origine
juive ou encore dès qu’il serait question d’un juif ou d’une
juive, une étoile viendrait s’incruster à l’écran. Nul doute
qu’à ce compte l’écran s’illuminerait d’une pluie d’étoiles.
Dans tous les foyers de France, le téléspectateur
contemplerait en direct la Galaxie, la Voie lactée, « sœur
lumineuse des blancs ruisseaux de Chanaan ».
On entend dire que « les juifs sont comme
tout le monde ». Si c’est vrai, qu’on veuille bien nous
citer une seule organisation politique, religieuse,
syndicale ou autre qui puisse se faire manger dans la main
par un si beau monde, si riche, si puissant, et, surtout,
par un personnel politique que le CRIF, le soir du 25
janvier 2003, a pu convoquer à sa table pour le tancer, le
sermonner et le menacer ! Ce CRIF qui, rappelons-le, ne
représente qu’un tiers de un pour cent des habitants du
territoire français.
Le droit de décrire les juifs
comme ils sont
Pour le juif, écrivait Céline, « jamais trop
de vœux, jamais trop de tendres alarmes, de révérences, de
genoux fléchis ». Il ajoutait : « On est à la cour à
Mammon ». Au « Que sçais-je ? » de Montaigne, le même Céline
répondait : « Je sçouais que c’est ‘juivre ou mourir’ » (Les
Beaux Draps, p.57). Ce qui est vrai de la France l’est
d’autres pays aussi. Aux Etats-Unis, la puissance juive est
impressionnante ; en Allemagne, elle est devenue totale. En
Europe, les organisations juives exercent le racket des
« réparations » et nul traité d’intégration à la communauté
européenne ne se ratifie sans qu’une disposition de ce
traité ne détermine au préalable la part de Shylock.
Dénoncer l’hégémonie et le colonialisme des Etats-Unis
n’implique pas qu’on soit hostile au peuple américain ;
d’ailleurs, une frange de ce peuple a conscience de ses
propres excès et il admet que l’étranger en fasse la
critique. Dénoncer l’hégémonie et le colonialisme
judéo-sionistes n’implique pas qu’on veuille du mal aux
juifs et, d’ailleurs, une frange du peuple juif, y compris
dans la presse israélienne, condamne, parfois avec vigueur,
ses propres excès ; mais, à la différence des Américains
à l’esprit ouvert, cette frange juive ne souffre pour ainsi
dire pas la critique venue de l’extérieur. Ces « Justes
parmi les juifs » conservent une mentalité de ghetto et, dès
qu’ils entendent un gentil stigmatiser, comme ils le font
eux-mêmes, tel exemple de démesure juive, ils crient à
l’antisémitisme. Frappé du sceau de l’infamie, le gentil en
est alors réduit, le plus souvent, à implorer un pardon qui
ne lui sera jamais accordé.
De même qu’il n’y a pas nécessairement de
préjugé contre le peuple américain à montrer la démesure (hybris)
des Etats-Unis, de même il ne saurait y avoir
obligatoirement de préjugé antisémite à décrire, tels qu’ils
sont, les pouvoirs et les excès du peuple juif.
(Additif du 15 février
2004)
Au dîner du 31 janvier 2004, un nouveau
record a été battu : le nombre des ministres et secrétaires
d’Etat répondant à l’invitation du CRIF a été de 17. Le
président du Sénat, Christian Poncelet, et le président de
l’Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, ont évidemment été
de retour ainsi que nombre d’autres éminences. Tout ce monde
est à nouveau venu manger dans la main de Roger Cukierman
qui, une nouvelle fois, a grondé et, encore une fois, a été
remercié de ses attentions. Emmanuel Ratier a consacré un
remarquable dossier à ce dîner du CRIF ainsi qu’au dîner, le
24 janvier, de la LICRA (Faits et documents, n°168
[15 au 29 février 2004], p.1-2, 6-7, 9).
Retenons le constat du Premier ministre de la
France tel que le rapportait Le Point du 23 mars
2003 : à ces dîners d’une organisation censée représenter un
tiers de un pour cent des habitants de notre pays se presse,
année après année « TOUTE LA CLASSE POLITIQUE FRANCAISE ». A
eux seuls, ce fait et ce constat sont la preuve du pouvoir
démesuré des juifs dans notre pays. Les juifs n’ont besoin
ni de complot ni de conjuration – recours éventuels des
faibles – puisqu’ils exercent leur pouvoir au grand jour, à
la pleine vue des petits et des grands.
( Additif du 15 février
2005 )
Au dîner du 12 février 2005, il est venu
seize ministres en exercice. En tête figurait Jean-Pierre
Raffarin, premier ministre, accompagné, en particulier, des
ministres de l’Education nationale, des Affaires étrangères,
de la Défense nationale, de la Justice. Simone Veil,
présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et
membre du Conseil constitutionnel, a pu s’entretenir avec de
nombreux représentants de la majorité comme de l’opposition,
parmi lesquels François Hollande, Laurent Fabius, Bertrand
Delanoë, Julien Dray, Jean-Paul Huchon, Jean-Pierre
Chevènement, Marie-George Buffet et Yann Wehrling, le
nouveau jeune chef de file des Verts. Dans Le Figaro
(14 février), Judith Waintraub écrit : « Jean-Pierre
Raffarin et les seize ministres qui l’accompagnaient ne sont
pas près d’oublier l’accueil que leur a réservé Roger
Cukierman ». Ce dernier, à la demande expresse de Jacques
Chirac, auquel il avait transmis le texte de son
intervention, s’était engagé à élaguer les passages de son
discours jugés « contraires à la courtoisie républicaine »
(comprendre : contraires à la simple courtoisie). Il n’en a
rien fait. Il s’en est vivement pris à la politique
étrangère de la France jugée bien trop hostile à l’Etat
d’Israël et donc néfaste pour les juifs en général. Il a
également dénoncé d’autres points de la politique française.
« Dominique de Villepin a frémi », « à la table d’honneur,
les membres du gouvernement se pétrifiaient », « fait
rarissime, aucun des ministres présents n’a applaudi le
président du CRIF quand il a regagné sa table ». D’après
Sud-0uest (14 février), « François Fillon, ministre de
l’Education nationale, a déclaré qu’il ne ‘trouvait pas
normal que le président de CRIF se livre chaque année à une
attaque globale de la politique étrangère [de la France]. Ce
n’est pas de cette manière-là que je conçois le
fonctionnement de la République’. » ; quant à M. Raffarin,
il a été « visiblement piqué au vif par les attaques du CRIF ».
Le Journal du dimanche (13 février) et Le Monde
(15 février) ont rapporté ces incidents en des termes
identiques à ceux du Figaro et de Sud-Ouest.
Emmanuel Ratier est revenu sur cette soirée
et ces incidents, dans Faits & Documents de la
quinzaine du 1er au 15 mars 2005, avec un
« portrait » de Roger Cukierman ainsi qu’avec la liste
complète des invités.
Robert
FAURISSON
( Additif du 16 février
2006 )
|
Transcription d'une interview de
Roger Cukierman sur Radio Juive
"
Radio J
",
16/02/2006 |
|
Bonjour et merci d'être avec nous ce matin sur
Radio J. Les sujets d'actualité liés au monde
juif, à la communauté juive et à Israël, et bien
évidemment la France, ne manquent pas.
On apprend que le Maire du IIIe arrondissement
de Paris, Pierre Aidenbaum, a décliné l'offre de
l'ambassade d'Iran pour une cérémonie. Vous,
vous allez un peu plus loin, Roger Cukierman, en
demandant à Angela Merkel et au président de la
FIFA, c'est-à-dire la Fédération Internationale
de Football, Joseph Blatter, d'exclure l'Iran de
la prochaine coupe du monde de football.
Oui, je crois que des sanctions doivent être
prises contre ce pays parce que le président
iranien a tenu des propos qui n'ont rien à
envier à ceux que tenait Hitler. Hitler l'a dit,
Hitler l'a fait. Je crois que l'Occident doit se
mobiliser de toutes les manières possibles : des
sanctions économiques, des sanctions
diplomatiques et des sanctions sportives qui
toucheraient le peuple iranien.
Ça peut être le démarrage d'une campagne de
sensibilisation ; le football touche le monde
entier et c'est l'occasion de rappeler ce que
dit et fait le président iranien ?
Oui, parce qu'il met en danger la paix du monde.
Il met en danger le peuple iranien lui-même.
Roger Cukierman, il y a cette affaire de l'Iran,
il y a aussi l'affaire des caricatures. Beaucoup
de commentaires ont été entendus. Vous avez
demandé des explications à la chaîne
d'alimentation Carrefour, qui finalement a
boycotté les produits danois, notamment en
Arabie Saoudite. Je crois que vous vous êtes
adressé directement à Carrefour en France.
Oui, j'ai écrit au président de Carrefour parce
que je considère, comme beaucoup de gens, que
ces caricatures étaient sans doute malvenues,
mais de là à boycotter les produits de tout un
pays. Et là, il s'agissait du Danemark. Mais
pourquoi ne boycotteraient-ils pas également les
produits français puisque plusieurs journaux
français ont publié ces caricatures ? Je crois
vraiment que le président de Carrefour doit
mettre bon ordre à cette affaire dans l'intérêt
de l'image de sa société. La réponse qu'on nous
donne, c'est qu'il s'agissait d'une filiale à 25
% seulement de Carrefour, franchisée, mais à
partir du moment où l'enseigne de Carrefour est
utilisée il est impératif que sa société fasse
le ménage.
Oui, ça fait un peu désordre.
Oui.
Par un communiqué de presse, le CRIF a réagi à
la réaction française qui approuvait la démarche
de Vladimir Poutine de recevoir le Hamas qui,
vous l'avez rappelé, demande la destruction de
l'État d'Israël. D'un côté, on tue les
Tchétchènes qui sont considérés comme des
terroristes et de l'autre on discute avec
d'autres terroristes. Qu'attendez-vous du
Premier ministre français qui se trouve en
Russie actuellement ?
J'avais été très satisfait de la ferme attitude
du monde occidental. J'avais été très satisfait
de l'ensemble des déclarations du monde
politique occidental, et même des Russes, sur
l'attitude de fermeté à l'égard du Hamas et
notamment les trois conditions qui avaient été
posées pour que le Hamas puisse être un
mouvement avec lequel on pouvait discuter ; ces
trois conditions étant la reconnaissance
d'Israël, l'arrêt du terrorisme et l'acceptation
des engagements du précédent gouvernement de
l'Autorité palestinienne. Et puis j'avoue avoir
été très surpris de voir que Poutine, sans
attendre que les dirigeants du Hamas fassent la
moindre concession les invite très
officiellement à Moscou. Alors que les autres
pays, pour la plupart, se sont inquiétés de
l'attitude russe, le Quai d'Orsay s'est
précipité pour dire qu'après tout c'était
peut-être une initiative qui pourrait être
efficace. Alors que moi je considère que Moscou
en invitant les dirigeants du Hamas a fait un
pas très dangereux vers l'abandon des principes
de fermeté qui avaient été énoncés et des
conditions qui ont été posées par l'ensemble des
dirigeants internationaux vis-à-vis du Hamas, et
je ne crois pas qu'il y ait lieu de se
féliciter. Je regrette que le Quai d'Orsay se
soit précipité pour conclure que c'était
peut-être une bonne initiative.
D'autant que Franz-Walter Steinmeyer, le
ministre allemand des Affaires étrangères, est
en Israël et il rappelle de façon vraiment
claire que les Européens ne négocieront pas à ce
stade avec le Hamas, puisqu'il est inscrit sur
la liste des organisations terroristes. Est-ce à
dire que vous aimeriez que la France utilise le
même langage ?
J'aimerais qu'elle utilise le même langage
qu'elle a utilisé au départ, et là, c'est ce que
j'analyse comme étant un dérapage. C'est
fâcheux.
Vous pensez que le Premier ministre, Dominique
de Villepin, qui est à Moscou aujourd'hui doit
s'exprimer sur cette question de façon claire ?
Il s'est exprimé hier d'ailleurs en rappelant
les principes auxquels la France est attachée
vis-à-vis du Hamas. De ce point de vue là, je
trouve que c'est bien, mais je trouve étonnant
que l'on se félicite de l'invitation faite par
Moscou.
Un institut musulman allemand a appelé
Ahmadinejad à se rendre à Auschwitz pour savoir
s'il aurait le courage, là, de nier la Shoah. Et
cet institut prestigieux en Allemagne estime que
le fait que cet État islamique reprenne à son
compte l'antisémitisme nazi est une honte pour
tous les musulmans du monde. On n'a pas vraiment
entendu de réaction aussi nette, ferme et
incisive du côté des représentants de l'islam en
France.
Je crois que les préoccupations des musulmans de
France ne sont pas concentrées sur l'Iran ; je
crois que les musulmans modérés du monde entier
devraient savoir que l'Iran et la politique
qu'il suit sont un danger pour les musulmans
modérés, en tout premier lieu, pour toutes les
femmes musulmanes, pour les pays occidentaux
autant que pour Israël.
Elles donnent à réfléchir. Une réaction, Roger
Cukierman, à ces propos tenus par Georges Frêche,
président de la région Languedoc-Roussillon,
ancien maire de Montpellier, qui a qualifié des
représentants des harkis de "sous hommes qui
n'ont aucun honneur", une phrase extrêmement
violente.
C'est un dérapage lamentable et honteux. Je
crois qu'il a présenté ses excuses. C’était le
moins qu'il puisse faire.
Le dîner du CRIF arrive et c'est un grand
rassemblement républicain, peut-être le plus
important en France. Il y a le discours que vous
présentez, avec un certain nombre de remarques,
d'analyses, de questions que vous posez au
Premier ministre. Ce sera donc Dominique de
Villepin qui vous répondra. Est-ce que ce dîner
s'annonce sous de bons augures?
Oui, nous avons
l'affluence habituelle. Nous sommes déjà obligés
de refuser à des dizaines de personnes leur
participation à ce dîner, qui comportera 800
invités. Nous aurons autant, peut-être même plus
de ministres que d'habitude et surtout des
ambassadeurs de nombreux pays arabes : les
ambassadeurs d'Algérie, de Tunisie, du Maroc,
d'Égypte, de Jordanie, du Pakistan et de
Mauritanie. Nous allons avoir un échange au
cours duquel nous pourrons nous féliciter de la
baisse de l'antisémitisme en 2005, une baisse de
50% tout à fait significative et de
l'amélioration des relations entre la France et
Israël, qui était cette année tout à fait
importante avec la venue de Sharon en juillet et
l'accueil très chaleureux qu'il a reçu du
Président de la République et du Premier
ministre.
Ce sera un dîner du CRIF apaisé ?
Le climat sera meilleur.
Une dernière question, Roger Cukierman. Une
association communautaire tenait sa réunion
annuelle au profit des oeuvres sociales de
l'armée. Elle n'a pas reçu le soutien du SPCJ,
le service de protection de la communauté juive,
dont le CRIF fait partie du Conseil
d'administration. Comment expliquez-vous que le
SPCJ refuse d'assurer la sécurité d'une
importante manifestation communautaire ?
La raison est simple. Le SPCJ, lorsqu'il assure
la protection d'une manifestation, exige
d'assurer seul sa protection, parce que c'est
une responsabilité qui est lourde et qui ne se
partage pas. Il se trouve que dans les
manifestations précédentes, – malgré les
promesses formelles que MIGDAL a faites au SPCJ
–, des équipes du SPCJ ont été confrontées sur
place à d'autres équipes, notamment celles de la
Ligue de Défense Juive. Donc si MIGDAL veut
bénéficier des services de protection du SPCJ,
il doit choisir ses partenaires et surtout il
doit respecter ses engagements.
Il n'y aurait pas pu y avoir une sorte de
contrat signé avant la manifestation ?
Dans les manifestations précédentes les
engagements formels qui avaient été pris
n'avaient pas été respectés par MIGDAL.
Roger Cukierman, c'est une année civile qui
redémarre, en un mot comment la voyez-vous avec
ses élections en Israël qui arrivent, Sharon
dans le coma. Il y a quelques signes d'espérance
?
Quelquefois du mal peut sortir du bien... Il est
clair que la disparition de la scène politique
d'Ariel Sharon à un moment crucial pour l'avenir
du Proche-Orient est une énorme perte. J'ose
espérer que ses successeurs sauront faire face à
la situation. Ce qui me réconforte, c'est que
dans le passé, la démocratie israélienne a
toujours su trouver dans son sein des dirigeants
brillants capables de mener le pays, je pense à
Ben Gourion, je pense à Begin, Rabin, à Sharon
et donc que je suis confiant parce qu'Israël
continuera sur la voie qu'il a suivi depuis des
dizaines d'années.
Merci, Roger Cukierman. |
(8 juillet
2006)
Vais-je comparaître devant un juge formé
par le CRIF et le Centre Simon-Wiesenthal ?
Le CRIF (Conseil représentatif des
institutions juives de France) est présidé par le banquier
Roger Cukierman, qui a autrefois exercé de hautes
responsabilités au sein du groupe Edmond de Rothschild. Dans
un communiqué en date du 5 juillet 2006, le CRIF rappelle
clairement qu’il assure une « formation »
des magistrats européens ; or, au nombre desdits magistrats
qui ont assisté à ces stages de formation, dirigés par
Marc Knobel, attaché de recherches au Centre
Simon-Wiesenthal, le CRIF cite Nicolas Bonnal,
qui, dans trois jours, va présider le tribunal devant lequel
je suis cité à comparaître, et le procureur adjoint
François Cordier.
D’après l’Annuaire de la magistrature 2000
(p. 476), Nicolas Bonnal, né le 2 novembre 1960 à
Plaisir (Yvelines), possède un « diplôme de l’Institut
d’études politiques de Paris ». Le mardi 11 juillet 2006, à
13h30, il présidera le tribunal de la XVIIe chambre
correctionnelle de Paris (métro : Cité), où je comparaîtrai
pour avoir accordé, le 3 février 2005, un entretien de
caractère révisionniste à la station de télévision iranienne
Sahar 1. En la circonstance, le délateur a été le CSA
(Conseil supérieur de l’audiovisuel), présidé par Dominique
Baudis. François Cordier, né le 27 juillet 1952 aux
Sables-d’Olonne (Vendée), possède une licence en droit et
une licence d’anglais. Le 9 mai 1995, il s’était permis de
requérir contre moi une peine de trois mois d’emprisonnement
ferme pour avoir publié une Réponse à Jean-Claude
Pressac sur le problème des chambres à gaz. Pressac
avait prétendu posséder des « éléments de preuves » de
l’existence de chambres à gaz nazies. J’avais obtenu sa
comparution à l’audience. Devant un François Cordier
décontenancé et une présidente, Martine Ract-Madoux,
stupéfaite, le malheureux Pressac avait alors manifesté un
tel désarroi devant les questions posées que les larmes lui
en étaient montées aux yeux. Peu après, Pressac signait une
sorte d’acte de capitulation, dont le texte ne nous a été
révélé qu’en 2000 par Valérie Igounet tout à la fin de son
Histoire du négationnisme en France (Paris, Seuil, p.
651-652). Pressac reconnaissait, comme l’avait fait avant
lui le professeur Michel de Boüard, que le dossier de
l’histoire officielle de la déportation était, en fin de
compte « pourri » par trop de mensonges, irrémédiablement
pourri au point d’en être voué, écrivait-il, aux « poubelles
de l’histoire ».
« Le CRIF partie active
de la formation des magistrats européens »
Le 12 octobre 2004, le CRIF était intervenu
avec efficacité auprès du CSA pour que ce dernier refuse de
conventionner une télévision arabe qui, malheureusement pour
elle, se trouvait déplaire aux sionistes
(http://www.col.fr/breve–1778.html).
Le 7 juin 2005, sous son en-tête habituel, « Le Crif en
action », il titrait : « Séminaire d’étude à l’ENM [Ecole
nationale de la magistrature] : les nouveaux visages du
racisme et de l’antisémitisme ». Et cette année, sous le
même en-tête, il vient de publier le
communiqué suivant, daté du 5 juillet :
|
Le
CRIFen
action
Le
CRIF partie active de la
formation des magistrats européens
05/07/2006
|
|
Pour la seconde année
consécutive, l’Ecole Nationale de la
Magistrature (ENM) a convié Marc Knobel,
Chercheur au CRIF, à participer à la formation
continue de l’ENM, qui porte cette année sur la
« Cybercriminalité et les atteintes à la dignité
humaine en Europe. »
L’apparition des nouvelles
technologies de la fin du XXème siècle n’est pas
sans incidence sur la délinquance tant nationale
qu'internationale. Ainsi, il a été possible
d’observer un double mouvement : d’une part les
criminalités classiques se sont mises à
utiliser, de plus en plus, les nouveaux médias
et, d’autre part, sont apparues de nouvelles
formes spécifiques d’activités illicites,
notamment le racisme, l’antisémitisme et le
négationnisme sur l’Internet. Contre ce
phénomène très préoccupant et cette
cybercriminalité, des réponses techniques,
préventives et répressives, ainsi que juridiques
existent : signature électronique, techniques
d’investigation et de preuve, harmonisation des
infractions, renforcement de la procédure et de
la coopération internationale. Lors de ce
séminaire, Marc Knobel a expliqué que les
extrémistes et les fondamentalistes utilisent
systématiquement et rationnellement l’Internet
pour embrigader de nouvelles recrues, préparer
des actions militantes, inciter à la violence ou
faire l’apologie du terrorisme. Il a également
parlé des autres outils et supports qui sont
utilisés par les extrémistes : cassettes,
vidéos, CD, DVD, jeux, disquettes, télévisions…
Une cinquantaine de magistrats
français assistent à cette formation (de
métropole, de Martinique, Guadeloupe, Guyane,
Réunion, Polynésie Française, Nouvelle
Calédonie), ainsi que des représentants des
différents ministères (Justice, Intérieur…). Le
séminaire est organisé sur financement de la
Commission européenne et il est également ouvert
aux magistrats européens, dans le cadre du
Réseau Européen de Formation Judiciaire (REFJ).
Une quarantaine de magistrats d’Allemagne,
Belgique, Espagne, Grèce, Hongrie, Italie,
Luxembourg, Pologne, République Tchèque,
Roumanie, participent à cette formation
exceptionnelle. Ont également participé à ce
séminaire : Nicolas Bonnal, vice-président au
Tribunal de grande instance de Paris, François
Cordier, Procureur de la République adjoint près
le Tribunal de grande instance de Paris,
Brigitte Pesquie, membre du bureau des études et
de l’informatique à la Direction des Affaires
Criminelles et des Grâces au Ministère de la
Justice et Myriam Quemener, sous-directrice de
la justice pénale générale, au Ministère de la
Justice. |
Le CRIF
constitue
un Etat dans l’Etat
Prétendant représenter un tiers des 600 000
juifs de France, c’est-à-dire un tiers de un pour cent de la
population française, le CRIF constitue un Etat dans l’Etat.
J’ai suffisamment traité du sujet dans mes écrits antérieurs
pour ne pas avoir à y revenir ici (voy., par exemple, « Juivre
ou mourir », 22 mars 2003 avec les additifs de 2004, 2005 et
2006). En chaque début d’année, une quinzaine de nos
ministres en exercice et un nombre considérable de
représentants de l’autorité politique, judiciaire,
policière, universitaire, sans compter les ambassadeurs, y
compris parfois notre « ambassadeur itinérant en charge de
la dimension internationale de la Shoah » (sic), se
pressent au dîner casher donné par le CRIF. Là ils écoutent
Roger Cukierman lancer à la face du Premier ministre et des
autres membres du gouvernement français récriminations,
remontrances et MENACES, précédées de flatteries. Dans leurs
propres discours en réponse, nos Premiers ministres ne
manquent jamais de se confondre en remerciements et de
promettre qu’ils feront plus, encore plus et toujours plus,
contre l’hydre de l’antisémitisme et du « négationnisme »,
c’est-à-dire du révisionnisme historique.
Même des militants de
l’antiracisme dénoncent l’action du CRIF
Le pouvoir du CRIF est devenu
si exorbitant que même l’Observatoire du communautarisme,
connu pour sa lutte contre le racisme et l’antisémitisme, a
fini par s’en émouvoir. Le 20 mars 2004, cet observatoire,
fondé en juillet 2003 par Julien Landfried, a publié le
communiqué suivant :
[Observatoire du communautarisme. –
Informations sur la laïcité, les discriminations et le
racisme. Observatoire indépendant d’information et de
réflexion sur le communautarisme, la laïcité, les
discriminations et le racisme,
www.communautarisme.net index.php?action=syndication]
« Le CRIF promu gendarme du Net ? »
L’Etat peut-il déléguer
certaines de ses attributions à des associations
communautaires, fût-ce au nom de la lutte contre le racisme
et l'antisémitisme ? – En compte rendu du troisième comité
interministériel de lutte contre le racisme et
l'antisémitisme, le site du premier ministre annonce ce jour
un partenariat renforcé entre le ministère de l’intérieur et
le Conseil représentatif des Institutions Juives de France
dans la lutte contre les contenus racistes et antisémites
sur la toile (1).
Ce partenariat devrait notamment prendre la
forme d’« une liaison Internet directe entre le CRIF, les
fournisseurs d'accès et l’Office Central de Lutte
contre la Criminalité sur Internet ... pour
permettre le signalement immédiat des sites racistes et
antisémites et le déclenchement des investigations
policières. »
Nul ne contestera au CRIF une compétence
spécifique en matière d’antisémitisme.
Dans le contexte particulier d’une
recrudescence des violences commises à l’encontre de juifs,
l’institution s’est notamment dotée d’un « service de
protection de la communauté juive » dont l’action la plus
visible a été la mise en place d’un « numéro vert » (2) pour
recueillir le signalement des victimes potentielles.
Il peut aussi compter dans ses rangs sur
l’expertise d’un spécialiste de la lutte contre les contenus
racistes et antisémites sur la toile
en la personne de Marc KNOBEL, attaché de recherches
au Centre Simon-Wiesenthal et président de
l’association « J’accuse - AIPJ ( Action Internationale Pour
la Justice)» (http://www.chez.com/aipj).
Toutefois, et sauf à ce que cette
collaboration que l’on espère fructueuse ne soit
ultérieurement étendue à l’ensemble des associations
antiracistes (le cas échéant au moyen d’un dispositif
adéquat de coordination), on s’étonnera que cette décision
semble méconnaître le principe de neutralité de l’Etat en
confiant l’identification des contenus racistes et
antisémites de l’Internet à une organisation particulière et
exclusivement communautaire.
Il conviendrait, pour le moins, de s’assurer
que l’association désormais délégataire (?) dispose des
ressources nécessaires à la prise en compte dans ses
recherches de toutes les formes de xénophobie, et surtout en
manifeste la volonté.
Enfin, il n’est pas démontré que le CRIF ait
exactement la même appréciation que la puissance publique
sur la caractérisation des actes antisémites, si l’on s’en
réfère du moins à quelques déclarations hâtives sur le sujet
et à l’activisme judiciaire qu’il a récemment déployé à
l’encontre de personnalités – pour un certain nombre
relaxées des accusations d’antisémitisme portées contre
elles – qui ne partagent pas sa vision très personnelle du
conflit proche-oriental.
Quant aux esprits chagrins, ils ne pourront
s’empêcher de noter qu’une telle déclaration ministérielle
intervient fort opportunément à quarante-huit heures
d’échéances électorales que d’aucuns prédisent mal engagées
pour le parti majoritaire.
Notes de ce
communiqué:
(1)Troisième
comité interministériel de lutte contre le racisme et
l’antisémitisme - communiqué du Premier ministre, Paris, 18
mars 2004
http://www.premier-ministre.gouv.fr/fr/p.cfm?ref=42896&d=1.
(2)
0 800 18 26 26. Numéro vert est une
marque déposée de France Telecom.
Samedi 20 mars 2004. – Observatoire du
communautarisme - Depuis juillet 2003 - Nous écrire 66 rue
de l’Arbre sec 75001 Paris et courriel
contact@communautarisme.net
La XVIIe chambre d’Epuration ?
A Paris, pendant plusieurs années à partir de
l’automne 1944, des tribunaux spéciaux ont comporté des
jurés « issus de la Résistance » et donc formés, formatés ou
préformatés dans le sens nécessaire pour prononcer les plus
lourdes sanctions contre leurs adversaires politiques.
Appartenant déjà au camp des vainqueurs, ils jugeaient les
vaincus. C’est précisément, me semble-t-il, dans l’enceinte
aujourd’hui occupée par la XVIIe chambre correctionnelle
que, quelques années après la fin de la guerre j’ai assisté
au procès, révoltant, du milicien Pierre Gallet. Le 11
juillet 2006, à la XVIIe chambre, je serai entendu par un
juge qui vient d’être en partie formé, formaté ou préformaté
par le CRIF de Roger Cukierman et par le dénommé Marc Knobel
du Centre Simon Wiesenthal. En acceptant, de leur plein gré
et non en service commandé, de participer à ce stage de
formation apparemment technique mais en réalité de
propagande idéologique, Nicolas Bonnal et François Cordier
se sont compromis avec deux officines, le CRIF et le Centre
Simon-Wiesenthal, qui sont toutes deux connues pour leur
extrémisme en faveur de l’Etat d’Israël. On comprend que
lesdites officines se soient hâtées de publier les noms de
ces deux magistrats français qui, oublieux de leurs
obligations professionnelles et morales, ont à ce point
apporté leur caution à une entreprise de l’extrême droite
israélienne.
Robert
FAURISSON |
|
Meeting du CRIF du 13 février 2007
Le CRIF
(Conseil représentatif des institutions juives de France) est la
plus influente des organisations juives de France. Elle est
présidée par l'ancien banquier Roger Cukierman. En chaque début
d'année, elle organise à Paris un banquet auquel participent le
Premier ministre, le Président du Sénat (Christian Poncelet,
d'origine juive), le Président de l'Assemblée nationale
(Jean-Louis Debré, d'origine juive) et environ la moitié des
ministres et secrétaires d'Etat en exercice sans compter un très
grand nombre d'anciens ministres, d'ambassadeurs, de
représentants des cultes catholique, protestant, juif et
musulman ainsi que de hautes autorités du monde de la presse, de
la finance, du spectacle. Dans son discours, R. Cukierman ne
manque jamais de tancer ou de menacer le gouvernement pour
l'insuffisance de sa préoccupation en ce qui concerne la
sécurité et les intérêts à la fois des juifs de France et de l'Etat
d'Israël. Cette année, le banquet s'est tenu le 23 janvier au
somptueux Pavillon d'Armenonville. La cérémonie a été
retransmise sur la chaîne de télévision parlementaire que
préside Jean-Pierre Elkabbach, juif sioniste.
Dans
Le Monde (président du Conseil de surveillance : Alain Minc,
homme d'affaires juif) est paru un encart publicitaire du CRIF
(11-12 février 2007, p. 4) appelant à se rendre au Palais de la
Mutualité le 13 février à 19h30. Le texte portait :
« Tous
à la mutualité contre la menace iranienne. En défiant le concert
des nations par un programme nucléaire militaire, en organisant
une conférence négationniste internationale à Téhéran, en
multipliant les appels à rayer Israël de la carte, l’Iran
représente un danger mortel pour la paix du monde ».
La salle
était presque pleine. L’assistance était majoritairement
composée de juifs de cinquante ans et plus. Les hautes
personnalités politiques qui avaient, paraît-il, « donné leur
accord de principe pour prendre la parole à ce meeting » se sont
contentées d’y envoyer des représentants.
La
vedette a été François Léotard auquel a été décerné le Prix du
Crif pour avoir, en juillet 2006, violemment dénoncé le
Président Ahmadinejad. (Largement discrédité, François Léotard a
dû renoncer à la vie politique à la suite de graves
compromissions financières. Dans les rapports de police le
concernant il était nommé « l’encornet » (petit calmar) par
allusion à « la pieuvre » de la maffia exerçant ses activités
criminelles dans le sud de la France).
R.
Cukierman a entamé son discours avec des propos larmoyants sur
son enfance. Puis, évoquant la conférence révisionniste de
Téhéran, il a déclaré : « J’ai rencontré des déportés qui
pleuraient à la nouvelle de cette conférence ». Enfin il a tenu
des propos incendiaires contre l’Iran. Il est allé jusqu’à
prédire la possibilité d’une apocalypse nucléaire en Europe
même, du fait de l’Iran.
François
Léotard a dénoncé dans le « négationnisme » « le plus grand
danger, une véritable bombe, pour les démocraties
occidentales ». Pierre Lellouche a qualifié les « thèses
négationnistes » de « crime contre l’humanité ». Le nom de
Robert Faurisson a été hué à chaque fois qu’il a été prononcé.
Nicole Borvo (Cohen-Seat), s’étant avisée de tenir quelques
propos non hostiles à la Palestine, a été conspuée et a quitté
la tribune. Le président du Sénat, Christian Poncelet, a été
insignifiant.
En résumé, une soirée médiocre
avec de la peur (feinte ou réelle), de la haine, du mensonge
et des appels frénétiques à la croisade contre le
révisionnisme et contre l’Iran.
Robert FAURISSON
Arthur Robert Butz (Etats-Unis) à Robert Faurisson à propos
de ce texte
François Léotard a dénoncé dans le « négationnisme » « le plus
grand danger, une véritable bombe, pour les démocraties
occidentales ». Pierre Lellouche a qualifié les « thèses
négationnistes » de « crime contre l'humanité ». Le nom de
Robert Faurisson a été hué à chaque fois qu'il a été prononcé.
The only
way a participant can distinguish himself in such a meeting is
to say something more outrageous or hysterical than the guy
before him.
It reminds me of the "5 minute hate" in Orwell's 1984. You seem
to be their Goldstein, except that you really exist.
[Le seul moyen pour un
participant de pouvoir se distinguer dans un tel meeting est de
dire quelque chose de plus outrageant ou hystérique que le type
qui l’a précédé. – Cela me rappelle les « 5 minutes de haine »
dans le 1984 d’Orwell. On dirait que vous êtes leur
Goldstein, sauf que vous existez réellement.] |
Pour info.
Voici, ci-dessous, une échantillon
du site officiel du CRIF:
|
 |
|
Le Crif en action : "Le CRIF à la conférence de l’OSCE à
Cordoue" |
|
07-06-2005 |
|
Après les conférences de Berlin, Paris,
Bruxelles et Varsovie, l’Organisation pour la Sécurité et la
Coopération en Europe réunira les délégations de ses 55
Etats membres ainsi que de nombreuses Organisations Non
Gouvernementales à Cordoue. La thématique abordée lors de
cette conférence qui se tiendra les 8 et 9 juin sera
consacrée à la lutte contre l’antisémitisme et toutes les
formes d’intolérance.
Le CRIF y sera représenté par Elisabeth Cohen-Tannoudji qui
animera en coopération avec le Centre Européen Juif
d’Information de Bruxelles un atelier de réflexion sur les
télévisions par satellite et l’antisémitisme. Cette session
sera l’occasion de faire un état des lieux des avancées
importantes dans ce domaine depuis la conférence de Paris.
|
|
 |
|
Le Crif en action : "Séminaire d’étude à l’ENM : les
nouveaux visages du racisme et de l’antisémitisme" |
|
l07-06-2005 |
|
Le vendredi 3 juin 2005 s’est tenu un
séminaire d'étude et de formation destiné à une
trentaine de magistrats et une quarantaine d'élèves de l'Ecole
Nationale de la Magistrature (ENM), en collaboration
avec la Commission Nationale Consultative des Droits de
l’Homme (CNCDH). Des membres de la CNCDH assistaient
également au séminaire ainsi que des syndicalistes et des
militants antiracistes. Ce n’est pas la première fois que l’ENM
de Paris organise un séminaire sur le thème de la lutte
contre le racisme et l’antisémitisme. En 2002, l’ENM avait
précisément abordé le sujet du racisme sur l’Internet.
Le séminaire du 3 juin 2005 abordait différents sujets :
Les nouveaux visages du racisme, notamment de
l'antisémitisme. Les statistiques et leurs évolutions.
Et surtout les pratiques. De plus en plus, les magistrats
mettent en œuvre des pratiques innovantes qu'il est
essentiel de mieux connaître.
Il a bien été montré que les phénomènes de racisme,
d’antisémitisme et de xénophobie ont pris une ampleur et un
caractère nouveau au cours de l’année 2004. Les actes
effectivement recensés ont atteints des sommets
exceptionnels et inquiétants en 2004. Le dispositif
juridique de lutte contre le racisme, l’antisémitisme, les
discriminations et la xénophobie a été renforcé au cours des
derniers mois. Une sensibilisation des acteurs publics a
été entreprise et commence à porter ses fruits, qu’il
s’agisse, par exemple, du Comité interministériel de lutte
contre le racisme et l’antisémitisme (CILRA), présidé par le
Premier ministre, ou de la création de la Haute autorité de
lutte contre les discriminations et pour l’égalité. Dans
le domaine de la justice, des textes nouveaux sont entrés en
vigueur telle la loi du 3 février 2003 (Loi Lellouche)
– érigeant en circonstance aggravante le mobile raciste,
antisémite ou xénophobe de l’auteurs de certaines
infractions – ou la loi du 9 mars 2004 (loi dite « Perben
II ») qui a notamment étendu la prescription de l’action
publique. Ont été également prises des initiatives
marquantes, notamment la désignation d’un magistrat
référent dans chaque parquet général. Il reste que
les décisions judiciaires restent rares, ainsi que le
souligne le rapport de la CNCDH, constat qui a ouvert une
polémique publique sur l’effectivité de la réponse de
l’institution judiciaire. Le « judiciaire » reste pourtant
un maillon essentiel de la lutte contre le racisme, au même
titre que la prévention et l’éducation.
En matière de choix des poursuites, de politique d'action
publique, de jugement des tribunaux, ce séminaire a été
l'occasion de faire dialoguer des magistrats (Nathalie
Beccache, vice-procureur à Paris ; Hervé Hamon, président du
Tribunal pour enfants de Paris ; Eric Vaillant, substitut
général à Metz ; et des praticiens de la société civile
autour de plusieurs interrogations (Jacqueline Costa-Lascoux,
directrice de recherche au CNRS ; Guy Michelat, directeur de
recherche émérite CNRS ; Joël Thoraval, président de la
CNCDH). Marc Knobel, chercheur au CRIF, est intervenu
pour parler de " La propagande raciste et antisémite sur
l’Internet et sur la diffusion d’émissions racistes et
antisémites dans des télévisions arabes " Il a évoqué les
dispositions nouvelles qui s’appliquent à l’Internet
depuis que la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la
confiance dans l’économie numérique a été adoptée.
Il a rappelé qu’aux termes de l'article 6-I.8 «
L’autorité judiciaire peut prescrire en référé ou sur
requête, à toute personne mentionnée au 2 ou, à défaut, à
toute personne mentionnée au 1, toutes mesures propres à
prévenir un dommage ou à faire cesser un dommage occasionné
par le contenu d’un service de communication au public en
ligne ».
Il suffira de relever que la mesure sollicitée en l’espèce :
a) vise bien des personnes « dont l’activité est d’offrir un
accès à des services de communication au public en ligne »
visées à l’article 6-I.1 de la LCEN
b) se trouve formée contre les Fournisseurs d’Accès sur
l’Internet après constatation de la défaillance des «
personnes physiques ou morales qui assurent, même à titre
gratuit, pour mise à disposition du public par des services
de communication au public en ligne, le stockage de signaux,
d’écrits, d’images, de sons ou de messages de toute nature
fournis par des destinataires de ces services » visées à
l’article 6-I.2 de la LCEN, cette défaillance résultant en
l’espèce :
- de la non comparution des prestataires d’hébergement
- de l’inexécution de l’obligation de retrait d’un site
Le législateur souhaite donc « faire cesser un dommage
occasionné », étant constaté :
- que l’interdiction d’accès appliquée par chaque FAI auprès
de ses abonnés sur le territoire français aura bien pour
effet d’empêcher la « publication », en tant qu’élément
constitutif des délits de presse (le « dommage »), de se
produire sur ce territoire via l’écran de l’internaute,
- que la combinaison des mesures collectivement appliquées
par ces prestataires préservera de manière sinon absolue,
très significative, l’Ordre public compte tenu du nombre et
de la qualité des FAI représentés dans la présente instance
qui regroupent sans conteste l’immense majorité des
internautes Français. |
|
Le dîner du CRIF du 13 février 2008:
SARKOZY:
Prédicateur juif
ou ambassadeur
d´Israël ?

C’est peu
dire que l’on se
pressait, mercredi 13
février 2008 au soir, au
23e dîner du Conseil
représentatif des
institutions juives de
France (Crif). Ce
rendez-vous est devenu -
dans la vraie "constitution"
juive, non écrite, qui
gére politiquement le
pays - la plus importante
institution politique de
la Ve République. Ce
traditionnel dîner du
CRIF, rendez-vous annuel
obligé de la classe
politique "française"
toutes tendances
confondues, de
l'intelligentsia, des
représentations
diplomatiques, des
dignitaires "religieux" et
des personnalités
éminentes de la
communauté juive, a
battu cette année (2008) tous
les records d'affluence.
Autour des représentants
de la communauté juive
se serraient, placés
selon leur rang, le
premier ministre
François Fillon, les présidents des deux
Assemblées, mais aussi
l´ensemble des ministres
et de secrétaires
d’État, de
parlementaires et d’élus.
Outre les membres du
gouvernement, les
représentants éminents
de la plupart des partis
politiques, les dizaines
d'ambassadeurs dont ceux
de des régimes amis
d´Israël tels ceux de
Tunisie et du Maroc,
très entourés, on
pouvait croiser des
vedettes juives de la
chanson comme Régine ou
Rika Zaraï et des
propagandistes juifs,
tels Marek Halter.
Côté religieux étaient
notamment présents le
"grand" rabbin de France
Jo Sitruk, celui de la
synagogue de la Victoire,
Gilles Bernheim, le
cardinal André
Vingt-Trois, archevêque
de Paris et président de
la Conférence des
évêques, et Claude Baty,
président de la
Fédération protestante
de France. L’ancienne
candidate du PS à la
présidentielle Ségolène
Royal a choisi, elle,
d’arriver ostensiblement
après les discours.
Plus de 1000 invités se
pressaient dès 19h,
allée de Longchamp, à
l'entrée du Pavillon
d'Armenonville. La
présence exceptionnelle
du chef de l'Etat,
le juif Nicolas Sarkozy et de la
quasi totalité des
membres du gouvernement
réunis autour du Premier
ministre, et du maire
juif de
Paris, Bertrand Delanoë,
donnait un lustre
prestigieux à cet
événement retransmis en
direct par plusieurs
chaînes de télévision
françaises et étrangères.
Arrivé vers 19h30, le
président Sarkozy, tout
droit rentré d'un voyage
officiel en Guyane, a
été accueilli par le
président du CRIF,
Richard Prasquier,
entouré des membres du
Bureau Exécutif.
Après un cocktail comme
toujours animé, les
discours, très attendus,
des deux présidents
juifs de France Richard Prasquier
et de Nicolas Sarkozy,
ont constitué le clou de
cette soirée présentée
par le directeur général
du CRIF, le juif Haïm
Musicant, comme ayant un
caractère exceptionnel.
Parmi les thèmes
développés par le
président du CRIF -
dans son discours
constituant le véritable
programme politique du
gouvernement actuel : " En
toute chose le Juif est
un révélateur, un
baromètre en somme de
l'état d'un pays."
Rappelant le discours «
magnifique » de François
Fillon au Vel' d'Hiv,
Richard Prasquier a
vanté les mérites du
devoir de mémoire juive. Très
applaudi quand il a
rappelé l'amitié
constante du président
Sarkozy pour Israël qui
fête cette année son
soixantième anniversaire,
le président du CRIF
considère que « L'image
de la France en Israël
s'est complètement
transformée ». Et,
à propos des soldats "otages
israéliens", cette
supplique : « Ne les
abandonnez pas ! ».
Une standing ovation a
salué ce discours
immédiatement suivi par
celui du président de la
République qui a noté
qu'il commence à être un
habitué du dîner du CRIF.
A propos d'Israël, le
président Sarkozy réaffirme : «
Je suis un ami d'Israël
». Et il en donne une
preuve d'actualité : «
J'ai voulu que la
première visite d'Etat
d'un président étranger
en France soit celle que
va effectuer Shimon Peres
(du 10 au 14 mars
2008 et que lui-même
se rendra en Israël en
mai 2008. Et encore : « La
France souhaite de
toutes ses forces
l'entrée d'Israël dans
la Francophonie ». Pour
ce qui est du problème
de l´occupation juive en
Palestine,
Sarkozy a ajouté : « Je ne
serrerai pas la main de
gens qui refusent
l'existence de l'Etat
d'Israël ».
Nicolas
Sarkozy était attendu
par la communauté juive
sur le sujet de la
sécurité de l´occupation
juive en Palestine et
sur les pressions à
exercer sur l´Iran… Le
chef de l’État a répondu,
rappelant que « la
France ne transigera
jamais sur la sécurité
en Israël ».
C’est
sur le terrain de la
mémoire juive qu’a
choisi de conclure le
président de la
République. Interpellé
par le président du CRIF,
Richard Prasquier, sur
la « banalisation » du
discours anti-juif, il a
rappelé les principaux
projets en cours, comme
le soutien de l’État à
la création d’un musée
d’histoire des juifs de
Pologne à Varsovie.
Désireux de faire porter
l’effort de mémoire
notamment « vers les
jeunes générations »,
Nicolas Sarkozy a fait
une proposition : que «
chaque année, à partir
de la rentrée scolaire
2008, tous les enfants
de CM2 se voient confier
la mémoire d’un des 11
000 enfants juifs
victimes de la Shoah ».
Une initiative expliquée
le lendemain par le ministre de
l’éducation nationale :
les élèves de CM2 feront
« une petite enquête sur
la famille, le milieu,
les circonstances dans
lesquelles l’enfant a
disparu ». Et Xavier
Darcos d’ajouter : «
Cette relation
personnelle, affective,
pourra ensuite permettre
de construire un travail
pédagogique. » Une
perspective à laquelle
s’est rallié - jeudi 14
février 2008 - le juif
"socialiste"
François Hollande, sur
France Info : « Chaque
fois qu’on peut faire
transmettre les
exigences du devoir de
mémoire, il faut le
faire. »
Cette
proposition de "confier
à tous les enfants
français de CM2 la
mémoire d'un des 11.000 enfants juifs victimes
de la Shoah" est une
injustice
discriminatoire juive de plus,
que vient de commettre
encore le juif Nicolas Sarkozy
en imposant à chaque
petit enfant non-juif de France
le souvenir exclusif
d’un enfant juif. Cela
ne risque-t-il pas
d’aller à l’encontre du
but recherché ? Il y a
encore en effet en
France un peuple vendéen
qui se souvient qu’à
l’appel de l’ignoble
tarbais Bertrand Barrère
pour l’extermination de
la Vendée , des dizaines
de milliers d’enfants
furent brûlés vifs ou
égorgés par les « colonnes
infernales » de Turreau
ou écrasés sous les
pieds des chevaux de
Westermann.
Pourquoi
ne pas se souvenir d’un
enfants des Lucs? Il y
a en France des milliers
de réfugiés cambodgiens
qui n’oublient pas que
dans le génocide
communiste des Khmers
rouges périrent des
centaines de milliers
d’enfants. Il y a en
France des immigrés
venus des pays de
l’Europe de l’Est où le
communisme perpétra d’immenses
exterminations. Pourquoi
ne pas se souvenir d’un
de ces petits enfants
d’Ukraine mourant par
centaines de milliers
dans la famine organisée
par les héros d’Aragon ?
Il y a
aussi, même en France,
des Palestiniens
victimes ou rescapés du
génocide perpétré
par
les occupants juifs
depuis 60 ans (et qui
continue jusqu´à nos
jours) contre le
peuple palestinien,
et qui est d´une cruauté
sans limite et sans fin! Pourquoi ne pas se
souvenir d’un petit
enfant de Gaza, de
L´Irak ou de
l´Afghanistan?
Pourquoi ne pas se
souvenir d’un petit
enfant massacré,
musulman ou chrétien, de
Gaza , de Falouja ou de
du Sud de Liban ?
En
n’inculquant d’une
manière continue, comme
monsieur Sarkozy
continue à le faire,
qu’une mémoire
discriminatoire juive on
ira à l’encontre du but
que l´on prétend
rechercher. Les victimes
de toutes origines, de
toutes entreprises
exterminatrices et
génocidaires ne
sont-elles pas également
dignes de mémoire ?
Pourquoi susciter si
évidemment le sentiment
qu’il n’y aurait de
compassion que pour la
souffrance des juifs ?
Comment ne pas
comprendre que cette
sélectivité dans
l’indignation mémorielle
entraînera la conclusion
que l’on fait du racisme
dans la mémoire ?
C´est
dans ce sens que
Chrétienté-Solidarité
a invité - dans un
communiqué diffusé le 14
février 2008 - le président Sarkozy à
ordonner à son ministre
de l’Education Nationale
à préparer un document
où il sera fait mémoire
de tous les grands
génocides - y compris
celle des palestiniens
commis par les juifs -
inspirés par
les idéologies racistes
telles le sionisme et le
judaïsme qui légitiment
l´occupation de la
Palestine où les juifs ont déchiqueté par dizaines
de milliers les enfants
dans le sein de leur
mère.
Dans le droit fil de
l’agit-prop sarkozienne
: chaque classe
d’enfants des écoles
juives prendra en charge
la mémoire d’un enfant
palestinien assassiné
par les juifs ; chaque
classe d’enfants anglais
ou américains prendra en
charge la mémoire d’un
enfant allemand
phosphorisé ou d’un
enfant japonais atomisé...
Nicolas Sarkozy a le
droit en tant que juif,
d'exprimer ses positions, mais il ne doit pas
oublier qu´il est le
président de la
République française,
celui qui doit défendre
une conception beaucoup
plus large que la sienne.
En France, la laïcité
c'est le fait aussi de séparer
l'espace privé (même
celui du juif Sarkozy)
et l'espace public. Le
président n'a pas à se
transformer comme il le
fait en une espèce de
prédicateur politique
juif ou d´ambassadeur
d´Israël.
En guise
de conclusion voici un
interessant commentaire
de PG relatif à cette
initiatve:
On a beau
s'attendre à tout, j'en
reste éberlué.
J'avais complètement
oublié le repas du
CRIF, et je
croyais Nicolas encore
en Guyane.
Cette
idée de faire de chaque
élève de CM2 le
dépositaire de la
mémoire d'un enfant juif,
victime de la shoah ! Il
fallait y penser.
Le
plus étonnant : Même les
protestations restent,
la plupart du temps, sur
la défensive, et cette
entreprise de
culpabilisation n'a
jusqu'ici suscité que
des protestations
relativement polies. Du
moins celles qui
traversent les médiats !
Dans
son ensemble, la classe
politique capitulera.
Des
milliards de paroles
inutiles vont être
échangées. Et si vous
émettez un doute sur la
pertinence de cette
mesure, vous serez
suspecté « d'antisémitisme »
et de vouloir minimiser…
En
résumé, « Les Juifs »,
la « question juive »,
vont nous prendre la
tête de façon
permanente, et « La mort
des Juifs » va devenir
la question métaphysique
par excellence, la seule
question philosophique
qui compte vraiment !
Nous
sommes maintenant
officiellement prévenu.
Seule la mort des
Juifs a un sens .
Elle doit faire l'objet
d'un traitement spécial
(Sonderbehandlung).
C'est
d'ailleurs la doctrine
constante du judaïsme,
et de l'ancien testament
. On était donc déjà
prévenu ! et maintenant
tous les Français (non
juifs) sont mis en
examen.
Cette
initiative apparemment
loufoque n'est pas une
lubie de Nicolas. C'est
un acte stratégique, qui
va réveiller un peu plus
l'hystérie qui préside
aux débats dès qu'il est
question des Juifs, et
annonce un durcissement
de la répression de tout
ce qui menace « le monde
juif » et son projet « d'humaniser
le monde (et les
non-juifs) » !
Cette
initiative stratégique
est destinée à provoquer
et à alimenter une
réaction « antisémite »
dont les stratèges
sionistes ont besoin, à
| | | |