
Jürgen GRAF
PréfaceIX
1.L'unique tabou1
2.Les révisionnistes2
3.Est-il concevable qu'on puisse douter de3
l'Holocauste ?
4.Les << historiens >> face au
révisionnisme4
5.La répression se substitue au dialogue5
6.Pourquoi les exterminationnistes redoutent le7
dialogue
7.Les révisionnistes contestent-ils la persécution8
des juifs sous Hitler ?
8.Chambres à gaz ou pas, qu'est-ce que ça9
change ?
9.Qu'entendaient les nazis par << solution finale11
de la question juive >> ?
10.Les camps de concentration14
11.Les massacres du front de l'Est21
12.Pourquoi les puissances victorieuses ont-elles23
ajouté l'Holocauste et les chambres à gaz
aux atrocités allemandes réelles ?
13.L'image officielle de l'Holocauste24
14.L'absence de tout document sur l'Holocauste26
et les chambres à gaz
15.Le talon d'Achille des exterminationnistes28
16.Les chambres à gaz des États-Unis30
17.Le Zyklon B et les chambres de désinfec-31
tion allemandes
18.Trois témoins clés d'Auschwitz34
19.Les lois de la nature ont-elles été abolies39
de 1941 à1945 ?
20.Le Rapport Leuchter44
21.L'invisible éléphant48
22.Autres preuves51
23.L'Holocauste -- propagande de guerre52
24.Les fosses incandescentes d'Élie Wiesel54
25.Belzec ou le camp d'extermination fantôme56
26.Treblinka, une offense à la raison64
27.Majdanek : zéro, trois ou sept chambres à
gaz ?68
28.Les chambres à gaz des camps de l'Ouest70
29.La genèse du mythe d'Auschwitz74
30.Hitler n'avait-il pas << annoncé >>
l'Holo-78
causte ?
31.Le procès de Nuremberg79
32.Les procès des camps de concentration en83
Allemagne de l'Ouest
33.Frank Walus et John Demjanjuk88
34.Les récits des juifs << survivants de90
l'Holocauste >>
35.Où sont les millions de
<< disparus >> ?99
36.La dispersion103
37.Le chiffre de six millions103
38.La clé de la question démographique se106
trouve en Union soviétique
39.Quelques cas célèbres108
40.La réunion de famille des Steinberg114
41.Un Holocauste n'a pas suffi115
42.Le jugement de Robert Faurisson sur la116
légende de l'Holocauste
43.Les enjeux117
44.Pourquoi les responsables allemands et au-119
trichiens craignent-ils la vérité historique
comme le diable l'eau bénite ?
45.Pourquoi les gouvernants et les faiseurs120
d'opinion des démocraties occidentales ont-ils
intérêt à ce que le mythe perdure ?
46.Les raisons de la croyance générale à121
l'Holocauste
47.La fin du mythe de l'Holocauste nuit elle122
à la majorité des juifs ?
48.Pourquoi devons-nous venir à bout du mythe122
de l'Holocauste ?
49.La légende du siècle peut-elle survivre à
ce123
siècle ?
50.Croire à l'Holocauste, c'est croire aux124
sorcières au XXe siècle
--Appendice :128
16 questions aux exterminationnistes
--Bibliographie133
--Note de l'éditeur (juin 1993)135
--Dernière minute (septembre 1993)135
Préface
Ce livre est le condensé
d'un ouvrage beaucoup plus vaste du même auteur. Il traite des
crimes nationaux-socialistes et de leurs séquelles.
De tous les crimes du nazisme, c'est le génocide des juifs,
l' << Holocauste >>, qui a engendré
dans la conscience de l'humanité le bouleversement le plus
profond. La génération actuelle ne comprend pas
qu'à l'époque le monde se soit comporté en
spectateur silencieux, se rendant ainsi coupable de
complicité.
Ce sont les procès des criminels de guerre qui, les premiers,
ont mis en lumière la dimension véritable de ces crimes
atroces.
Les déclarations des témoins et les aveux des coupables
ont dévoilé un scénario de l'horreur qui a
choqué l'humanité. Les faits constatés
grâce aux enquêtes judiciaires et à
l'administration des preuves ont été si explicites que
les tribunaux allemands actuels rejettent catégoriquement
toute proposition de prouver la non-existence des chambres à
gaz au motif que << les faits sont de
notoriété publique >>.
L'Holocauste a marqué l'après-guerre sur le plan moral
et sur le plan politique ; tous les manuels sco--laires le
présentent comme un fait avéré. Des millions de
gens se rendent en pèlerinage sur ses hauts lieux (Auschwitz,
Dachau, etc.) pour manifester leur consternation.
Pourtant, il ne cesse de s'élever des voix qui expriment des
doutes quant à la présentation officielle de l'histoire
et mettent en cause la fiabilité des sources
utilisées.
Se pourrait-il que, en ce qui concerne l'Holocauste, des
éléments aient été
négligés ? Serait-il possible que ceux qui se sont
penchés sur le sujet jusqu'ici se soient laissé
influencer par la prétendue notoriété des faits
au point de renoncer à vérifier une chose que les
livres d'histoire ont déjà fixée comme
incontestable et intangible à jamais ?
Tout bien considéré, des doutes sont-ils encore
possibles ? Offenseraient-ils par hasard le sens
commun ?
Compte tenu des << innombrables preuves >>
à disposition, il devrait être facile de réfuter
les arguments des sceptiques.
Pourquoi craint-on un débat public avec les
révisionnistes sur l'Holocauste comme le diable craint l'eau
bénite ?
Certains États ont promulgué des lois spéciales
limitant la liberté d'expression -- dans le seul domaine de
l'Holocauste. La [loi] muselière doit-elle par hasard
suppléer à la carence des arguments ? Qui peut
avoir intérêt à ce que l'Holocauste -- et lui
seul en tant qu'événement historique -- devienne tabou
et soit soustrait à la recherche historique
critique ?
Ne savons-nous pas que les processus historiques ne peuvent
être appréciés avec le recul émotionnel
nécessaire et l'exactitude scientifique convenable
qu'après des décennies, parfois même des
siècles ? Les exemples ne manquent pas. Ce n'est qu'au
cours de la dernière décennie que l'aspect romantique
de la fondation de la Confédération
[helvétique], qui nous raconte la conquête des
citadelles et l'éviction des tyrans, a été
relégué au royaume de la légende. Nous savons
aujourd'hui que cette présentation des faits avait pour but de
créer un mythe national au moyen d'un
<< endoctrinement d'intérêt
public >>.
De même, l'histoire la plus récente est apparue sous un
jour nouveau, grâce à une étude minutieuse des
sources.
Des généraux comme le général Guisan et
le générale Wille, des conseillers
fédéraux comme M. Pilet-Golaz ont
été rejugés. La recherche historique
nécessite une mise à jour (une
<< révision >>) constante de l'image
qu'on se fait de l'histoire. Depuis la publication du journal de
Goebbels, nous savons que Van der Lubbe a mis seul le feu au
Reichstag. La responsabilité du massacre de 4 000
officiers polonais à Katyn (1940) fut imputée autrefois
aux nazis ; il est aujourd'hui démontré que ce fut
Staline qui en donna l'ordre.
Il n'est pas un sujet d'histoire qui ne puisse être
discuté publiquement -- excepté l'Holocauste !
Qu'adviendrait-il si toute recherche ultérieure et toute
discussion publique sur les personnes et événements
historiques évoqués plus haut étaient interdites
sous peine d'une punition sévère ? Avec quel
sérieux peut-on écrire l'histoire si des
<< travaux d'historiens >> de la
première heure, bâclés ou tendancieux, sont
repris sans réflexion par les générations
d'historiens postérieures et si l'on se contente de se copier
et de se citer mutuellement ! Que faut-il penser d'historiens
qui voudraient priver le public de nouvelles connaissances
sûres, pour des << raisons de pédagogie
populaire >>, parce que la version présentée
jusqu'ici, et qui ne correspond pas à la vérité,
permet d'étayer mieux la construction branlante de
l'édifice idéologique ? Peut-on trafiquer
l'histoire pour conserver une conception politique du
monde ?
L'auteur de ce livre n'est pas un historien professionnel ; il a
simplement rassemblé les sources disponibles -- en particulier
les déclarations des témoins oculaires --, ce qui l'a
conduit à des conclusions irréfutables.
Les déclarations absurdes des témoins contredisent les
lois de la nature et la logique humaine. Pour ajouter foi aux
descriptions des témoins oculaires, il faut admettre que
l'Holocauste constitue un MIRACLE, car il est incompatible avec les
lois de la physique, de la chimie et de la technique. Ce
<< miracle >> doit-il donc être
érigé en dogme et soustrait à toute
critique ?
Le projet de << loi antiraciste >> que le
Conseil fédéral a soumis au Parlement prévoit
que toute critique de la croyance en l'Holocauste sera punie d'amende
ou de prison !
Nos idées doivent-elles être censurées et les non
conformistes poursuivis pour << délit
d'opinion >> ? Voulons-nous instaurer une Inquisition
chargée de traquer les hérétiques ? Bonjour
Orwell !
Livrez-vous à une lecture critique de ce livre bien
documenté, afin de pouvoir forger votre propre jugement.
Écrivez à l'auteur si vous avez des questions ou des
remarques à formuler ; il sera heureux d'entamer avec
vous un dialogue constructif.
Artur Karl Vogt
1) L'UNIQUE TABOU
Dans une société pluraliste, l'historiographie n'est
pas assujettie à la politique ; la libre recherche est
garantie tout comme la liberté d'opinion. Il s'ensuit que
notre perception des époques passées ne cesse de se
transformer. De nouvelles connaissances historiques nous contraignent
régulièrement à réviser nos opinions. Il
est aussi parfaitement licite de s'attaquer aux erreurs historiques
en recourant aux méthodes des sciences exactes.
Il n'y a pas si longtemps encore, il était entendu en Suisse
que c'était à la suite du serment du Grütli de
1291 qu'avait été entreprise la
<< destruction des châteaux >>, à
savoir la prise d'assaut des citadelles habsbourgeoises. Toutefois,
des fouilles ont montré que nombre de ces châteaux ne
furent abandonnés que bien après 1291 ou l'avaient
été bien avant. La << destruction des
châteaux >> est donc, au moins partiellement, un
mythe. Nous n'avons jamais entendu dire que les historiens qui ont
dirigé les fouilles aient été traduits en
justice pour << outrage à nos
ancêtres >>.
La mise en doute par certains chercheurs de l'authenticité du
<< saint suaire du Christ >> a soulevé
une vive émotion parmi les catholiques. Pourtant, là
aussi, il y a recherche et débat.
Une seule période échappe au principe de la
liberté de recherche dans la société
démocratique occidentale. Quiconque met en cause la conception
traditionnelle de cette période risque des sanctions
légales, la mise au ban de la société et la mort
professionnelle. Pour cette période-là, on substitue
à la pensée critique et à la libre recherche un
dogme imposé par l'État ; l'utilisation des
méthodes scientifiques est un péché : il
s'agit des années 1941 à 1944 (voy.
<< Dernière minute -- fin septembre
1993 >>, ci-dessous, p. 135).
2) LES RÉVISIONNISTES
Les victimes de la répression et de l'exclusion sociale
mentionnées plus haut sont ces chercheurs que l'on appelle
<< révisionnistes >>. Pour ce qui touche
à la seconde guerre mondiale, cette expression, prise dans son
sens large, désigne les historiens qui contestent l'opinion
courante selon laquelle l'Allemagne et le Japon porteraient seuls, ou
principalement, la responsabilité de cette guerre ; dans
son sens étroit, elle s'applique à ceux qui mettent en
cause l' << Holocauste >>,
c'est-à-dire l'extermination systématique des juifs
sous Hitler et l'existence des chambres à gaz dans les camps
de concentration nazis.
(N.B. : le mot << Holocauste >>
dérive d'un mot grec signifiant
<< brûlé tout entier >> et
évoque, dans le vocabulaire religieux juif, le sacrifice
où la victime était entièrement consumée
par le feu ; il s'est imposé dans le langage courant
à la suite de la diffusion du long métrage
américain du même nom. -- Dans la suite, nous entendons
toujours par << chambres à gaz >> les
chambres à gaz homicides et non les chambres à gaz de
désinfection dont l'existence est incontestée. -- Dans
le présent ouvrage, qui ne revient en aucune façon sur
la question des responsabilités de la seconde guerre mondiale,
l'expression << révisionnisme >>
revêt toujours le sens étroit de
<< révisionnisme de
l'Holocauste >>.)
Le fondateur du révisionnisme fut le Français Paul
Rassinier, socialiste, résistant et ancien détenu des
camps de concentration de Buchenwald et de Dora-Mittelbau.
Après sa libération, Rassinier écrivit Le
Mensonge d'Ulysse, livre dans lequel il porte un regard critique
sur les récits des anciens détenus des camps de
concentration. Le titre se réfère au pieux menteur
Ulysse qui, en plus des cent tourments qu'il avait effectivement
endurés, en inventa mille autres, et fait allusion à la
tendance humaine à l'affabulation.
Si, dans Le Mensonge d'Ulysse, Rassinier était encore
d'avis que les chambres à gaz avaient vraisemblablement
existé -- il n'y a pas de fumée sans feu --, il s'est
progressivement convaincu, au cours de ses vastes recherches, qu'il
n'y avait pas eu de gazages ou que, s'il y en avait eu, ils avaient
été des cas isolés dus à l'initiative
d'une poignée de fous. Rassinier est mort en 1967. Onze ans
plus tard, en France, Robert Faurisson, professeur
d'université spécialiste de critique de textes, est le
premier des révisionnistes à démontrer les
impossibilités physiques et chimiques des chambres à
gaz homicides ; c'est alors qu'éclate
l' << Affaire Faurisson >>.
Les révisionnistes ne sont encore actuellement qu'une petite
minorité, mais leurs rangs se renforcent et comptent, depuis
1988, le Britannique David Irving, meilleur connaisseur d'Hitler et
du IIIe Reich.
3)EST-IL CONCEVABLE QU'ON PUISSE DOUTER DE L'HOLOCAUSTE ?
Presque tout le monde croit à l'assassinat de millions de
juifs sous Hitler et aux chambres à gaz nazies. Des milliers
de livres et des centaines de milliers d'articles de journaux
traitent de l'Holocauste, ainsi que d'innombrables films. Et ce n'est
pas tout : un certain nombre d'accusés ont avoué
l'existence des chambres à gaz à l'occasion de leurs
procès ! Comment peut-on donc persister à nourrir
des doutes face à ces preuves écrasantes ?
Permettez : on peut aussi, de cette manière, prouver
qu'il existe des sorcières. Durant des siècles, toute
l'Europe a cru aux sorcières. De gros livres,
rédigés par des érudits, ont cloué au
pilori les pratiques impies des sorcières. Enfin, de
nombreuses sorcières ont avoué devant leurs juges que,
dans la nuit de Walpurgis, elles traversaient les airs à
cheval sur leur balai et qu'elles s'accouplaient avec le diable sur
le Blocksberg. Par conséquent, il existe des
sorcières.
Est-il vraiment certain que, en quelques siècles, l'homme soit
devenu plus intelligent ? Tout un chacun, ou presque,
aujourd'hui encore, ne croirait-il pas aux sorcières s'il
avait entendu dès sa prime enfance d'épouvantables
histoires sur leur compte et si les médias évoquaient
journellement leur conduite dissolue ?
4) LES << HISTORIENS >> FACE AU
RÉVISIONNISME
Celui qui ne s'est pas penché spécialement sur le
destin des juifs sous le IIIe Reich et sur les camps
de concentration allemands souhaiterait peut-être assister
à un débat entre un révisionniste et un
exterminationniste (c'est ainsi que les révisionnistes
appellent les tenants de la théorie de l'extermination). Ce
n'est malheureusement pas possible, parce que les exterminationnistes
ne sont pas ouverts à un tel débat. Alors que les
révisionnistes consacrent une grande partie de leur temps
à lire les livres de leurs adversaires et à examiner
leurs thèses, les historiens officiels se satisfont de phrases
toutes faites et d'anathèmes.
Voici quelques-uns de leurs arguments :
- << L'Holocauste est un fait
indiscutable. >> -- Pendant des millénaires, on a
considéré comme indiscutablement établi que le
Soleil tournait autour de la Terre.
- << Celui qui doute des chambres à gaz
insulte les victimes de la dictature brune. >> --
Faisons-nous vraiment honneur aux 32 000 personnes qui ont
péri au camp de concentration de Dachau en portant leur nombre
à 238 000 comme ce fut le cas dans les premières
années de l'après-guerre ?
<< Les révisionnistes sont des
antisémites et des nazis. >> -- Le socialiste et
ancien déporté Paul Rassinier était-il un
nazi ? Certes, il est vrai qu'il y a aussi quelques
révisionnistes qui se réclament du national-socialisme.
Mais deux et deux font quatre, même si c'est un
national-socialiste qui le dit.
<< Les révisionnistes sont comparables
à ces gens qui prétendent que la Terre est plate. Avec
eux, pas de discussion possible. >> -- Il existe, en
effet, des gens qui croient que la Terre est plate. Mais,
bizarrement, personne ne s'en émeut ; personne n'aurait
l'idée de les poursuivre devant les tribunaux. Personne ne les
prend au sérieux ; on les considère comme des
toqués inoffensifs. Pourtant, les révisionnistes ne
sont pas considérés comme des toqués
inoffensifs ; on les prend même mortellement au
sérieux. Sinon, pourquoi promulguerait-on contre eux des lois
spéciales ?
5) LA RÉPRESSION SE SUBSTITUE AU DIALOGUE
L'année 1990 a vu l'adoption en France de la << loi
Gayssot >> qui menace en pratique ceux qui contestent
l'extermination des juifs d'une peine pouvant aller jusqu'à un
an d'emprisonnement et jusqu'à 300 000 francs
français d'amende. Une loi analogue, promulguée en
Autriche en 1992, prévoit l'incarcération
jusqu'à dix ans pour les négateurs de l'Holocauste.
Dans d'autres pays, le pouvoir s'appuie sur des notions
élastiques comme l' << incitation à la
haine raciale >> ou l' << atteinte
à la mémoire des morts >>. Un texte de ce
genre doit être introduit en Suisse aussi, de par la
volonté du Conseil fédéral et du Parlement.
Les livres et les journaux révisionnistes sont interdits dans
plusieurs États. Le politologue allemand Udo Walendy,
éditeur de la revueHistorische Tatsachen, se heurte
constamment à une censure dépourvue de base
constitutionnelle en RFA. On a réduit la pension du juge
Wilhelm Stäglich, auteur du livre Le Mythe
d'Auschwitz, et on lui a retiré son titre de
docteur ; pour ce faire, on s'est appuyé sur une loi de
1939 concernant la dépossession des grades universitaires, loi
signée par Hitler en personne. Robert Faurisson, qui est avec
l'Américain Arthur Butz le chef de file des
révisionnistes, subit depuis 1979 d'incessantes tracasseries.
Il a perdu son poste de professeur de littérature
française et de critique de textes à
l'Université de Lyon-II, parce que l'université
prétendait ne pas pouvoir assurer sa
sécurité ; les médias le traînent
dans la boue et refusent de publier ses mises au point ; les
tribunaux le condamnent à de lourdes amendes qui finiront par
le ruiner ; sa famille vit constamment dans la crainte. En 1989,
les << antifascistes >> ont montré
qu'ils disposaient d'arguments frappants : trois hommes
musclés, membres du groupe des << Fils de la
mémoire juive >>, ont agressé Faurisson au
cours d'une promenade et l'ont battu au point de le laisser à
moitié mort. Il a toutefois survécu -- contrairement au
révisiionniste français François Duprat,
professeur d'histoire, victime, en 1978, d'un attentat à la
bombe dans une voiture piégée.
Répression et terreur physique, pouvant aller jusqu'à
l'assassinat, se substituent au dialogue. Toute discussion ouverte
est interdite par l'État -- cela doit éveiller notre
méfiance.
Pourquoi les chambres à gaz sont-elles défendues par
l'Établissement du << monde libre >>
avec une frénésie meurtrière ?
Feraient-elles partie de l'héritage culturel de
l'humanité comme les Pyramides ou la Basilique Saint
Pierre ? Le monde serait-il moins beau s'il n'y avait pas eu
à Auschwitz des chambres à gaz dans lesquelles un
million d'hommes, de femmes et d'enfants juifs sans défense
auraient été gazés à l'acide cyanhydrique
comme de la vermine ?
Qu'est-ce donc que cette vérité historique qui
nécessite la protection de la loi pénale ?
6) POURQUOI LES EXTERMINATIONNISTES REDOUTENT LE DIALOGUE ?
La raison pour laquelle le débat n'a pas lieu est facile
à concevoir. Depuis que l'Allemand Wolfgang Scheffler, qui se
veut spécialiste de la question de l'Holocauste, a consenti,
en 1979, à discuter avec Faurisson à la
télévision tessinoise et que la discussion a
tourné à sa confusion, aucun exterminationniste
renommé ne veut prendre pareil risque, car la thèse
généralement admise, selon laquelle les Allemands
auraient gazé des millions de juifs, s'avère à
l'examen impossible à défendre face à un
adversaire renseigné sur les faits.
On se demandera alors pourquoi la légende est maintenue et
pourquoi rares sont ceux qui connaissent les révisionnistes et
leurs arguments.
En voici la raison : la diffusion des découvertes
révisionnistes est entravée par la censure la plus
parfaite qui ait jamais existé dans l'histoire, une censure
dont personne, pour ainsi dire, n'a connaissance. A qui profite cette
censure ? Pour qui est-il nécessaire qu'elle
existe ? Comment est-elle manipulée ? Pourquoi y a-t
il, dans notre société prétendument
libérée des tabous, un grand tabou, à savoir
l'Holocauste, au nom duquel on peut aujourd'hui douter de tout,
même du Père céleste, de son Fils
Jésus-Christ et du Saint-Esprit, mais pas des chambres
à gaz d'Auschwitz et de Treblinka ?
Nous examinerons toutes ces questions plus loin.
7) LES RÉVISIONNISTES CONTESTENT-ILS LA PERSÉCUTION DES
JUIFS SOUS HITLER ?
En aucune façon. A partir de 1933, les juifs ont
été de plus en plus fortement opprimés et
privés de leurs droits ; ils ont été
poussés à l'exil ; ceux qui, en 1941 et plus tard,
se trouvaient encore sous domination allemande ont été
en grande partie envoyés dans des camps de travail,
parqués dans des ghettos, déportés vers la
Pologne et la Russie, et, simultanément, privés de
leurs biens. Pendant la campagne de Russie, des troupes allemandes,
en particulier les << groupes
d'intervention >>, ont fusillé un grand nombre de
juifs -- il est impossible d'énoncer des chiffres exacts, mais
on peut estimer qu'il s'agit de dizaines de milliers de
personnes.
Ces persécutions sont des faits historiquement
démontrés. En revanche, les allégations
suivantes sont contraires à la
réalité :
a)Il y avait un plan d'extermination physique des juifs.
b)Il existait dans certains camps de concentration des chambres
à gaz destinées à la destruction d'êtres
humains.
c)Cinq à six millions de juifs ont trouvé la mort sous
la domination d'Hitler.
Il est actuellement tout à fait impossible de
déterminer exactement combien de juifs ont succombé
à la guerre et à la persécution puisque la
recherche n'est pas libre et qu'aucun historien indépendant ne
peut accéder aux archives allemandes, polonaises, russes et
israéliennes. En conséquence, on doit se contenter
d'estimations. Rassinier était d'avis que le nombre des juifs
victimes des mesures de guerre et de persécution dans la
sphère d'influence d'Hitler avait été de l'ordre
d'un million. D'autres révisionnistes, comme Walter Sanning,
dont l'originale étude démographique The Dissolution
of Eastern European Jewry (Institute for historical Review, 1983)
s'appuie presque uniquement sur des sources alliées et juives,
aboutissent dans une mesure variable à des chiffres plus
bas.
Plusieurs centaines de milliers, voire un million de juifs sont morts
dans les ghettos et les camps, principalement
d'épidémies et d'épuisement, sont tombés
victimes d'actes de guerre et de crimes de guerre, comme la
destruction du ghetto de Varsovie et les massacres
perpétrés par les groupes d'intervention, ou ont
péri dans des pogromes. Tout cela est déjà bien
assez tragique et il n'existe pas la moindre raison moralement
défendable de mutiplier le nombre des victimes par six ou par
douze et d'inventer des chambres à gaz.
8) CHAMBRES À GAZ OU PAS, QU'EST-CE QUE ÇA
CHANGE ?
Parmi les objections fréquemment opposées aux
révisionnistes, on entend souvent dire que le nombre des juifs
qui ont perdu la vie sous Hitler est secondaire : une seule mort
juive, c'est déjà trop. L'existence ou la non-existence
des chambres à gaz serait, elle aussi, en fin de compte,
contingente : qu'importe que les victimes aient
été gazées ou qu'elles aient succombé
dans les camps au typhus et à la faim !
Eh bien, si ! Le nombre des victimes est important ! La
différence qui sépare six millions de morts de cinq
cent mille, c'est, pour cinq millions et demi de personnes, toute la
différence qu'il y a entre la vie et la mort. De plus, cet
argument des censeurs des révisionnistes se retourne tout
naturellement contre eux : peut-on demander poliment pourquoi on
s'accroche avec tant d'acharnement au chiffre de six millions si le
nombre est totalement dépourvu
d'intérêt ?
De même, il nous est absolument impossible d'adhérer
à la thèse selon laquelle l'existence des chambres
à gaz serait d'importance secondaire. Ce fut, certes, un acte
condamnable de la part des Allemands que d'envoyer des masses de gens
travailler comme esclaves dans leurs camps, mais il y avait à
cela une raison : il leur fallait à tout prix de la
main-d'oeuvre pour accroître leur production de guerre et
préserver ainsi leurs chances de remporter la victoire. Les
déportations massives de juifs, si inhumaines qu'en aient
été les conséquences pour les victimes,
s'expliquaient aussi par des considérations de
sécurité militaire. En fin de compte -- et c'est tout
à fait normal --, il y avait beaucoup de juifs dans les
mouvements de résistance des pays occupés. Le
publiciste juif Arno Lustiger, qui, selon le Spiegel
(ndeg. 7/1993, p. 54), a survécu à plusieurs
camps de concentration, rapporte fièrement, dans la même
livraison du magazine précité, que les juifs
représentaient en France 15 % de la résistance
militaire opérationnelle (alors qu'ils ne constituaient pas
même 1 % de la population). Il en aura été
de même dans d'autres États. Les Américains ont
interné leur minorité japonaise pendant la guerre sur
la base d'un simple soupçon !
La mort de centaines de milliers de prisonniers victimes
d'épidémies que les Allemands combattaient dans la
mesure de leurs moyens, mais qu'ils ne parvenaient pas à
maîtriser, n'a rien à voir avec une destruction
délibérée. Les massacres perpétrés
sur le front de l'Est par les troupes allemandes, par les groupes
d'intervention notamment, trouvent leur équivalent dans
d'autres guerres.
En revanche, l'assassinat cynique et de sang-froid de plusieurs
millions de personnes sans défense dans des chambres à
gaz, s'il s'était produit, n'aurait pu se prévaloir
d'aucune nécessité économique ou
militaire ; on se serait alors trouvé, sans l'ombre d'un
doute, devant un crime sans équivalent dans l'histoire. C'est
pourquoi la question de l'existence ou de la non-existence des
chambres à gaz est en réalité d'une importance
cardinale.
9) QU'ENTENDAIENT LES NAZIS PAR << SOLUTION FINALE DE LA
QUESTION JUIVE >> ?
Quand Hitler arriva au pouvoir en 1933, chacun savait qu'un farouche
antisémite avait pris la barre. Les tirades haineuses contre
les juifs constituent une part considérable du livre d'Hitler,
Mein Kampf, et, selon le programme du NSDAP, aucun juif ne
pouvait prétendre à la qualité de citoyen.
Les multiples tracasseries auxquelles furent exposés les juifs
après 1933 avaient pour but de les pousser à l'exil.
Pour favoriser l'émigration des juifs, les
nationaux-socialistes travaillaient en étroite collaboration
avec les milieux sionistes, qui avaient intérêt à
ce que le plus grand nombre possible de juifs s'établissent en
Palestine (on trouve, dans l'important ouvrage de Heinz Höhne
sur la SS, L'Ordre noir, Castermann, 1972, des informations
sur cette collaboration aujourd'hui le plus souvent occultée
-- voy. aussi le livre de Maurice Rajsfus, Des Juifs dans la
collaboration (II) / Une Terre promise ? (1941
1944), L'Harmattan, 1989).
Avant même qu'Hitler eût promulgué une seule loi
antijuive, les organisations juives des États-Unis,
d'Angleterre et d'ailleurs déclenchèrent une violente
campagne de boycottage qui causa à l'Allemagne un
préjudice économique considérable (elles
publièrent notamment, en première page du Daily
Express du 24 mars 1933, une véritable
déclaration de guerre économique sous le titre
<< Judea declares War on Germany >>). Comme les
nazis ne pouvaient atteindre les instigateurs de cette campagne, ils
reportèrent leur fureur sur les juifs allemands
considérés par eux comme membres d'une puissance
ouvertement belligérante. L'intention des sionistes
était d'inciter Hitler à des mesures de
répression antijuives de plus en plus dures, afin d'activer
l'émigration des juifs allemands vers la Palestine (voy.
Höhne, op. cit., et Edwin Black, The Transfer
Agreement, New York, Londres, 1984).
En 1941, date à laquelle l'émigration fut interdite,
les Allemands craignant que les juifs ne se mettent au service des
Alliés (l'interdiction ne fut d'ailleurs pas appliquée
systématiquement), deux tiers des juifs allemands avaient pris
le chemin de l'exil ; ceux qui restaient étaient en
majorité des gens d'un certain âge. De même, une
grande partie des juifs autrichiens émigrèrent
après l'Anschluss, ainsi qu'une proportion considérable
des juifs tchèques après l'effondrement de la
République tchécoslovaque en 1939.
Après le début de la seconde guerre mondiale, le plan
Madagascar, qui prévoyait la formation d'un État juif
à Madagascar, parut entrer dans le domaine du possible. Mais
Pétain refusa de céder l'île et les Britanniques
contrôlaient les voies maritimes. C'est pourquoi Hitler
décida de reporter à la fin de la guerre le
règlement de la question juive et, en attendant,
d'évacuer tous les juifs européens vers les territoires
de l'Est.
C'est en 1941 que commencèrent les déportations
massives ; des centaines de milliers de juifs furent
envoyés dans des camps de travail ou expédiés en
Russie -- la Pologne servait de station intermédiaire. Cette
politique s'appuyait sur les raisons suivantes :
- Étant donné que presque tous les hommes en
état de porter les armes se trouvaient au front, les Allemands
avaient un besoin urgent de main-d'oeuvre ;
- Les juifs qui, cela va de soi, étaient unanimement du
côté des Alliés représentaient un
risque ;
- La guerre offrait aux nazis une occasion favorable de
procéder à la << solution finale de la
question juive >>.
Il ressort clairement de leurs documents que les
nationaux-socialistes n'entendaient pas par << solution
finale >> l'extermination physique des juifs mais leur
installation à l'Est. C'est ainsi que Göring
écrivait à Heydrich le 31 juillet 1941 :
Complétant les dispositions de l'arrêté du 24
janvier 1939 vous chargeant d'apporter à la question juive la
solution la plus favorable selon les circonstances, par
l'émigration ou l'évacuation, je vous donne mission par
la présente de prendre toutes les mesures préparatoires
nécessaires, qu'il s'agisse de l'organisation, de la mise en
oeuvre, des moyens matériels, pour obtenir une solution totale
de la question juive dans la zone d'influence allemande en
Europe.
Tous les autres organes gouvernementaux doivent coopérer avec
vous à cet effet.
Je vous charge, en outre, de m'adresser sous peu un plan d'ensemble
sur les mesures préparatoires à prendre concernant
l'organisation, la mise en oeuvre et les moyens matériels
nécessaires pour réaliser la solution finale
désirée de la question juive (cité
d'après Raul Hilberg, La Destruction des juifs
d'Europe, Fayard, 1988, p. 345.)
A la Conférence de Wannsee du 20 janvier 1942, lors de
laquelle, selon la thèse officielle, fut décidée
l'extermination des juifs, on parla en réalité de leur
évacuation, ainsi que le montre à l'évidence le
procès-verbal (l'authenticité du document est
d'ailleurs contestée par certains révisionnistes dont
Stäglich et Walendy). Et l'un des participants à la
conférence, Martin Luther, du ministère des Affaires
étrangères, écrivait le 21 août 1942 dans
un mémorandum :
Le principe de la politique allemande à l'égard des
juifs après la prise du pouvoir consistait à encourager
l'émigration juive par tous les moyens (...) La
présente guerre donne à l'Allemagne la
possibilité et même le devoir de résoudre la
question juive en Europe (...) Sur la base de l'ordre du Führer
mentionné (...), on a commencé à évacuer
les juifs hors d'Allemagne. Il était logique d'inclure
[dans l'évacuation] les ressortissants juifs des pays
qui avaient également pris des mesures à l'encontre des
juifs (...) Le nombre des juifs repoussés vers l'Est de cette
façon ne suffisait pas à couvrir là-bas les
besoins en main-d'oeuvre (document de Nuremberg NG-2586).
Les historiens officiels recourent à l'explication selon
laquelle les termes
d' << évacuation >> et
d' << émigration >> n'auraient
été que des mots de code désignant le
<< gazage >>. En réalité, il est
vraisemblable qu'un nombre de juifs dépassant largement le
million furent envoyés en Russie, conformément à
ce qu'indiquaient les documents allemands. En l'absence de toute
documentation écrite sur l'extermination des juifs et les
chambres à gaz, les exterminationnistes sont contraints
d'interpréter les documents relatifs à la
déportation.
10) LES CAMPS DE CONCENTRATION
Le premier camp de concentration fut créé à
Dachau deux mois à peine après la prise du pouvoir par
Hitler ; d'autres suivirent. Avant la guerre, les camps
n'avaient pas d'importance économique. Ils servaient à
isoler des gens que le gouvernement national socialiste jugeait
dangereux pour l'État. On distinguait différentes
catégories de détenus : les politiques
(<< rouges >>), les criminels
(<< verts >>), puis les
<< asociaux >> ou
<< noirs >> (mendiants, vagabonds,
prostituées), les << lecteurs de
Bible >> (c'est-à-dire les membres de sectes
réfractaires au service militaire) et les homosexuels
(<< roses >>). Jusqu'en 1938, on n'envoya des
juifs dans les camps que s'ils appartenaient à l'un de ces
groupes. C'est en novembre 1938, après le meurtre à
Paris d'un diplomate allemand et la sinistre << Nuit de
cristal >>, que, pour la première fois, des juifs
furent internés massivement pour la seule raison qu'ils
étaient juifs. En outre, presque tous ces prisonniers, dont le
nombre dépassait 30 000, furent très vite
libérés. Le nombre total des détenus (y compris
les criminels !) oscillait avant la guerre entre quelques
milliers et quelques dizaines de milliers.
Après l'entrée en guerre, de nouveaux camps
poussèrent comme des champignons dans l'Europe dominée
par l'Allemagne, du Struthof-Natzweiler en Alsace à Majdanek
dans la Pologne occupée ou << Gouvernement
général >>. Finalement, il y eut en tout 14
grands camps de concentration et quelques camps plus petits. Il faut
y ajouter environ 500 camps dits << camps de
travail >> comportant chacun de quelques centaines
à plus d'un millier de prisonniers. Ces << camps de
travail >> étaient rattachés à des
exploitations industrielles ; les travailleurs forcés
étaient fournis à ces dernières par les camps de
concentration. Les détenus morts dans les << camps
de travail >> figurent dans les statistiques des camps de
concentration qui les avaient mis à disposition.
Les camps ont donc joué un rôle essentiel dans
l'industrie de guerre. A Auschwitz, le plus grand des camps de
concentration, on poursuivait des recherches en vue de fabriquer du
<< Buna >>, c'est-à-dire du caoutchouc
synthétique, produit nécessaire à la production
des pneus et par conséquent d'une grande importance
stratégique. Au camp de Dora-Mittelbau,
particulièrement redouté en raison de conditions de
travail d'une dureté inhumaine, on construisait les
fusées sur lesquelles Hitler comptait, encore en 1944, pour
modifier le cours de la guerre.
Les mauvais traitements subis par les prisonniers ne relevaient pas
d'une politique d'État, car le régime avait tout
intérêt à disposer d'une main-d'oeuvre aussi
valide que possible. Vexations et actes de cruauté n'en
étaient pas moins monnaie courante. Tout règlement est
à la mesure des individus qui sont chargés de
l'appliquer et ce n'était certes pas l'élite de la
société qui s'annonçait pour servir dans les
camps de concentration. Dans beaucoup de camps, les pires
brutalités n'étaient aucunement le fait de la SS, mais
bien des criminels, qui s'appliquaient à terroriser les
politiques. Des records d'inhumanité ont été
atteints au camp autrichien de Mauthausen.
Il est arrivé que des chefs SS pris en faute fassent l'objet
de mesures énergiques. Karl Koch, commandant de Buchenwald,
fut collé au mur pour corruption et meurtre ; Hermann
Florstedt, commandant de Majdanek de sinistre mémoire, fut
pendu devant les détenus rassemblés.
Selon une statistique établie par le général de
la Waffen-SS Oswald Pohl à l'intention d'Himmler, 110 812
prisonniers des camps de concentration périrent entre le
1er juillet 1942 et le 30 juin 1943. Si les camps ne
se vidaient pas, c'est que les
<< départs >> étaient constamment
compensés par des << arrivées >>.
En août 1943, le nombre total des déportés se
montait à 224 000, un an plus tard --sans tenir compte
des camps de transit -- à 524 000.
La plupart des décès étaient imputables aux
épidémies. Le typhus exanthématique,
variété de typhus transmise par les poux, était
particulièrement redouté. On utilisait entre autres,
pour combattre la vermine, un insecticide du nom de Zyklon B,
que les exterminationnistes ont plus tard transformé en moyen
d'extermination d'êtres humains.
Abstraction faite des derniers mois chaotiques de la guerre, la pire
période des camps fut l'été et l'automne 1942.
Pendant ces mois-là, à Auschwitz, le typhus tua parfois
plus de 300 personnes par jour. L'épidémie fit aussi
des victimes parmi les hommes de la SS. A l'intérieur du
complexe d'Auschwitz, la plupart des décès furent
enregistrés à Birkenau, qui se trouvait à trois
kilomètres à l'ouest du camp initial et assurait la
fonction de camp des malades. A certaines époques, il mourut
à Birkenau plus de personnes que dans tous les autres camps
réunis. La légende a fait ensuite de ce
<< camp de la mort >> de Birkenau, où
périrent vraisemblablement 80 000 à 100 000
détenus, pour la plupart de maladie -- il y avait aussi les
exécutions et les meurtres ! --, un << camp
d'extermination >> où furent assassinés,
selon les historiens officiels, entre un et quatre millions de
personnes. Pour incinérer les victimes des
épidémies, il fallut construire des crématoires
et, pour entreposer les cadavres, des morgues dont les
exterminationnistes ont fait plus tard des << chambres
à gaz >>. De même, les douches sont devenues,
du moins partiellement, des << chambres à
gaz >>. Et les sélections des détenus aptes
et inaptes au travail se sont transformées en
<< sélections pour la chambre à
gaz >>. C'est ainsi qu'est née la légende du
siècle, le mythe d'Auschwitz.
La catastrophe absolue survint dans les affreux derniers mois de la
guerre où la nourriture, les médicaments, l'eau
même, dans certains cas, manquaient. Lorsque les Britanniques
et les Américains libérèrent les camps les uns
après les autres, ils trouvèrent des milliers de
cadavres non enterrés et des dizaines de milliers de
détenus à demi morts de faim. Les photos, preuves de
massacres sans précédent, firent le tour du monde. En
réalité, ces morts n'avaient rien à voir avec
une politique d'extermination délibérée.
On peut s'en convaincre facilement en examinant le nombre des
décès dans les différents camps. Nous
présentons ici les chiffres relatifs à Dachau
(Source : Paul Berben, Dachau 1933-1945. L'Histoire
officielle, Bruxelles, 1968) :
1940:1 515 morts
1941:2 576 morts
1942:2 470 morts
1943:1 100 morts
1944:4 794 morts
1945:15 384 morts
Il mourut donc plus de prisonniers durant les quatre derniers mois
d'existence du camp que pendant l'ensemble des années de
guerre antérieures ! Après la libération du
camp par les Américains, 2 000 détenus environ
périrent encore d'épuisement ; 1 588
personnes succombèrent dans les 17 premiers jours de mai.
Les raisons de ces hécatombes sont les suivantes :
1.Au lieu d'abandonner simplement les prisonniers des camps de l'Est
aux troupes russes qui avançaient, les nazis les
évacuèrent vers l'Ouest. Comme les lignes de chemin de
fer avaient été pour la plupart détruites par
les bombes, des dizaines de milliers de personnes furent conduites
vers l'intérieur de l'Allemagne, marchant pendant des semaines
à travers la neige et la glace ; une grande partie
d'entre elles ne vit pas la fin de la guerre. Et dans les camps qui
reçurent les évacués survivants, on manquait de
baraques, de latrines, de nourriture, de médicaments, bref de
tout. La raison de cette politique d'évacuation extravagante
était qu'on ne voulait laisser tomber aux mains des
Soviétiques ni main-d'oeuvre, ni soldats. Les malades,
à Auschwitz par exemple, purent rester en arrière et
furent libérés par l'Armée rouge.
2.A partir de l'automne 1944, des millions de réfugiés
affluèrent à l'Ouest, fuyant les territoires allemands
de l'Est conquis par les Soviétiques. Simultanément,
les bombardiers anglo américains réduisaient l'une
après l'autre les villes à l'état de ruines et
anéantissaient l'infrastructure. Dans ces conditions,
d'innombrables personnes restées libres moururent aussi
d'épuisement et d'épidémies.
Chuck Yeager, premier pilote ayant franchi le mur du son,
écrit dans son autobiographie (Yeager, An
Autobiography, New York, Bantam Books, 1985, p. 79-80) que
son escadre avait reçu mission de bombarder tout ce qui
bougeait dans une zone de 50 km2 : << Il
n'était pas si simple de subdiviser l'Allemagne en civils
innocents et en militaires. Le paysan dans son champ de pommes de
terre nourrissait bien des troupes allemandes. >> Les
Alliés provoquèrent donc
délibérément la famine par leurs bombardements
et reprochèrent ensuite aux vaincus de ne plus avoir
été en mesure de nourrir suffisamment les
détenus des camps de concentration !
En dépit de tout cela, les libérateurs
trouvèrent encore, dans des camps comme Bergen-Belsen,
Buchenwald et Dachau, outre des monceaux de cadavres et des
squelettes ambulants, des dizaines de milliers de prisonniers
relativement sains.
En ce qui concerne la mort due aux épidémies dans les
camps de concentration nazis, on peut établir un
parallèle historique avec, notamment, l'époque de la
guerre civile américaine. Dans les camps de prisonniers des
États du Nord, à Camp Douglas et à Rock Island,
le taux de mortalité mensuel était de 2 à
4 % et, plus au sud, à Andersonville, 13 000 des
52 000 soldats des États du Nord moururent. Pendant la
guerre des Boers, les Britanniques internèrent quelque
120 000 civils boers et des dizaines de milliers d'Africains
noirs dont un sur six à peu près mourut. Ni les
prisonniers de la guerre civile américaine, ni ceux de la
guerre des Boers ne furent exterminés
délibérément ; presque tous
succombèrent à des épidémies qu'on ne
parvenait pas à maîtriser. Le nombre des morts est tout
à fait comparable à ceux de Dachau (84 % de
survivants, 16 % de morts) et de Buchenwald (86 % de
survivants, 14 % de morts).
Le Service international de recherches d'Arolsen (RFA) enregistre les
cas attestés de décès dans les camps de
concentration. En voici le bilan à fin 1990 :
Mauthausen 78 851 morts
Auschwitz 57 353 morts
Buchenwald 20 686 morts
Dachau1 8 455 morts
Flossenbürg 18 334 morts
Stutthof 12 628 morts
Gross-Rosen1 0 950 morts
Majdanek 8 826 morts
Dora-Mittelbau 7 467 morts
Bergen-Belsen 6 853 morts
Neuengamme 5 780 morts
Sachsenhausen-Oranienburg 5 013 morts
Struthof-Natzweiler 4 431 morts
Ravensbrück 3 640 morts
Les statistiques du SIR d'Arolsen mentionnent également, avec
29 339 morts, le camp de Theresienstadt, qui n'était pas
cependant un véritable camp de concentration, mais un ghetto
réservé principalement à des juifs
âgés et privilégiés.
Le SIR d'Arolsen indique que les statistiques sont
incomplètes. Les décès déjà
enregistrés par d'autres bureaux d'état civil ne sont
pas repris en compte et une partie des dossiers de certains camps
fait défaut.
Si on voulait calculer à quelques milliers près le
nombre de personnes qui ont perdu la vie dans les camps de
concentration, nul ne serait davantage qualifié pour le faire
que le SIR d'Arolsen qui dispose de plus de documents que n'importe
quel service officiel du monde. Mais force est de constater qu'il
n'ouvre ses archives à aucun chercheur indépendant et
propage dans ses brochures des affirmations inexactes, telle celle
qui consiste à prétendre qu'il ne subsiste aucun
document << provenant des camps
d'extermination >>.
A notre connaissance, le nombre des morts de Dachau et de Buchenwald
(respectivement 32 000 et 33 000) n'est pas
contesté. En 1990, les Russes ont remis au CICR
[Comité international de la Croix-Rouge] les registres
mortuaires d'Auschwitz qu'ils avaient gardés sous clé
jusqu'alors. Ces registres couvrent, sous réserve de quelques
lacunes, la période qui s'étend d'août 1941
à décembre 1943 et contiennent 66 000 noms.
Personne ne sait, semble-t-il, où se trouvent les registres
mortuaires restants. Le nombre des victimes d'Auschwitz devrait donc
avoisiner 100 000 à 150 000.
Nous tirons de ce qui précède les conclusions
suivantes :
1.Il est vraisemblable que 600 000 à 800 000
personnes sont mortes dans les camps de concentration
nationaux-socialistes de 1933 à 1945 ;
2.Moins de la moitié des victimes étaient des juifs, vu
que ces derniers ne constituaient, dans beaucoup de camps, qu'une
petite minorité (à Auschwitz, sur la fin, la proportion
de prisonniers juifs se montait toutefois à presque
80 %) ;
3.Selon toute vraisemblance, les juifs ont trouvé la mort en
plus grand nombre hors des camps que dans les camps.
(Voir suite dans
GRAF 2)
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