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LOUIS-FERDINAND CELINE

 

 

BAGATELLES POUR UN MASSACRE

 

[9] (p.91-100)

 


et deux millions d'autres en plus vous êtes archi-fourgués déjà! vous êtes en place dans le grand saloir... Faudrait pas tout de même vous secouer... ça ferait trop de peine à bien des gens...

Moi, si j'étais dictateur (décidément c'est une manie), je ferais passer une autre loi... une encore et c'est la dernière... Figurez-vous que je connais le bon moyen pour apaiser, pour clarifier, sans délai l'atmosphère internationale... Voici le terme de mon rescrit : en trois simples petits articles...

1°· Tous les Juifs sur ce territoire, dés la déclaration de guerre, de 17 à 60 ans, demis, quarts de Juifs, mâtinés, mariés à des Juives, francs-maçons seront affectés, uniquement, aux unités d'infanterie combattantes, et de première ligne. Aucune infirmité, motif d'ajournement, de réforme ne sera valable pour un Juif ou assimilé. Jamais ce genre de militaire ne pourra dépasser, en aucun cas, le grade de capitaine.

2°· Aucune autre affectation ne pourra être donnée à un Juif, ni médecin, ni brancardier, ni artilleur, ni sapeur, ni scribe, ni aviateur, ni commissaire politique, ni garde-mites, ni chauffeur, ni camoufleur, ni ordonnance, en vertu de ce principe que tout retrait même à vingt mètres de la ligne de feu devient pour le Juif une planque admirable, une occasion immédiate de faire agir ses relations, le premier pas vers les guitounes, la rue de Grenelle, les Loges, et le courant d'air....

3°· Toute infraction à ces articles sera punie de la peine de mort, sans discussion, ni murmures.

Donc, tous les Juifs en première ligne! pas de billevesées, pas d'estouffades! et pendant toute la durée de la guerre! Aucun privilège admis. Les blessés juifs ne seront jamais évacués de la zone des armées... Ils crèveront s'il le faut dans la zone des armées... Ils féconderont la zone des armées. Il faut se méfier toujours des Juifs, même quand ils sont morts.

Puisque les Soviets, c'est la guerre! Bien... Soit!... si l'aventure tourne mal, comme c'est en somme assez probable, il faut pas que nos Juifs se débinent. Il faut qu'ils payent toute la casse, il faut qu'ils dégustent jusqu'au bout. Il faut qu'ils deviennent otages, immédiatement, d'ores et déjà, qu'ils garantissent de leurs peaux cette émancipation humaine dont ils parlent toujours. On verra comment ça se goupille.

[92] Puisque les Juifs sont nos maîtres, puisqu'ils représentent le Sel de la Terre, la Lumière du Monde, Puisque c'est eux qui doivent rendre la terre habitable, alors c'est le moment de commencer! Tous en première ligne! Nom de Dieu! et pas de défaillances! C'est le moment qu'ils nous régalent, je veux les voir illuminer moi, en première ligne! Rendre les premières lignes habitables. Voici ce merveilleux spectacle : le plus beau théâtre juif que l'on aura jamais vu.

Ce sera beau à s'en faire mourir! Pas cave pour un signe je promets de lever le rideau personnellement, d'y rester tant qu'il faudra pour voir enfin tous les youtres sauter le parapet, pour admirer ce sport splendide, pour voire enfin Mr. Blum tomber la bavette et puis les " Benda Brothers " monter à l'assaut, nous méprisant à tout rompre, avec mille baïonnettes dans le cul!



" Les guerres et les révolutions sont les moissons du peuple juif "

Disraeli

Premier Ministre d'Angleterre.


 

Population totale de la France : 40 millions.

Juifs et mâtinés : 2 millions.

Richesse totale de la France : 1.000 milliards dont 750 aux Juifs.

Français mobilisés : 8.400.000 Juifs mobilisés : 45 000.

Français tués : 1.750.000 (1 sur 5). Juifs tués : 1,350 (1 sur 33).

Déclaration du Grand Rabbin.

Pour être tout à fait précis, examinons encore ces chiffres Pendant la guerre 14-18 : 1.350 tués juifs, Juifs français -- En proportion cela représente un Juif pour 1.300 tués français... (1.750.000 morts)... Ce 1/1.300e de tués, je trouve, moi, qu'il représente tout à fait exactement toute l'étendue des droits juifs sur notre territoire.

Je leur donnerais volontiers 1/1.300e des droits d'exercice, dans chaque profession aux Juifs, ainsi par exemple en médecine où nous sommes environ 30.000 praticiens français, eh bien! nous accepterions 23 Juifs de confrères. Enchanté! voilà un chiffre très normal... absolument suffisant!... Mais comme ils doivent être rien qu'en France, médecins juifs établis, à peu près 8.000... alors n'est-ce pas...

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" Le Monde entier est gouverné par 300 Israélites que je connais. "

Rathenau, Juif, Ministre allemand.

 

" Un Juif par créneau "... telle est ma devise pour la guerre prochaine. Un Juif et puis un franc-maçon... En somme les vrais intéressés, les prétendants aux bénéfices, les participants du pouvoir... D'abord ce sera pas difficile de servir tout le monde, c'est pas les créneaux qui manqueront de Dunkerque au golfe de Gascognc. A cet égard un jeu d'enfants! de régaler toute la coterie! y en aura pour toutes les Loges, pour les plus discrètes synagogues.

Mon petit décret, voyez-vous, de mobilisation du juif, de son affectation très stricte, n'est pas une petite rigolade... Bien compris, bien admis, bien assimilé par nos youtres, il peut donner des résultats dont vous serez grandement surpris, tout à fait précieux, providentiels, nous évitant, quel miracle, de participer, à toute viande, au plus grandiose charnier des âges... qui ne demande qu'à fonctionner... qui hurle déjà devant nos portes... Participation de plus certaine (que les Juifs rendent de plus en plus certaine avec leurs manières " pousse au crime "...)

Vous verriez comme par enchantement passer un souffle, que dis-je ? d'invincibles, fougueuses bourrasques, de véritables cyclones de protestations pacifiques! à travers toutes les frontières! il pleuvrait des tourterelles!...

Des rapprochements miraculeux, entre ennemis de " la nuit des temps " ne tarderaient pas à s'ébaucher... On se chercherait pour s'embrasser... d'un bout à l'autre de l'univers... Dès qu'on assure au [95] cuisinier qu'il va lui-même, en personne, passer dans son court-bouillon, il gratte plus du tout d'allumettes...

" Mon cher homard! mon cher homard! " qu'il s'écrie, qu'il s'attendrit... Il a compris... A partir de cet instant, on nous parlerait certainement beaucoup moins des Russes, de ces grandes alliances Judéo-Tartares, impérieuses, absolument indispensables à notre bonheur... à l'affranchissement de nos esprits. Quand les Juifs se rendront bien compte, absolument compte, que c'est de leurs tripes qu'il s'agit pour fabriquer le boudin de bataille ils découvriront de suite que c'est bien affreux les " Alliances "... Quand il faut payer de sa barbaque, les pires frénétiques " Risquetout " s'interrogent... Je vous assure qu'ils en trouveront des compromis originaux pour résoudre la Question Sociale... Les Juifs ils sont à leur aise dans la dégonflette. On les laisserait retomber sec, dans leur Barbarie, les Russes!... dans leur nuit mongole... De tous les côtés de l'Univers, par l'effet d'un soupir magique, on découvrirait tout soudain, qu'ils sont vraiment impossibles, irrespirables, ces asiates! défécatoires... stercophages, mongoloïdes à dégueuler, qu'on aurait jamais dû laisser des affreux pareils nous distraire... qu'il faut les bouter promptement, qu'ils aillent tous se faire carrer derrière les Murailles... Kirgizes, Mandchous, Papaoutjans! On ne causerait plus entre Apôtres dans les caves de la culture que de la Scandinavie... Des miracles norvégiens... On étudierait en détails la collaboration des classes... les syndicats ententophiles. On ne parlerait plus du tout ni d'interventions, ni de croisades, ni de très fermes attitudes... Ca serait des apaisements partout! On inviterait tous les fascistes à venir à Garches picoler... à jouer du biniou à la ronde, à couronner les " rosières "... Ca se passera tel quel, idyllique... le jour où les Juifs, tous les Juifs, seront intimement convaincus, absolument persuadés, qu'i! s monteront tous à la riflette, et eux d'abord, et eux premiers dès l'instant de la première gâchette, de la première salve et puis en ligne jusqu'au dernier, jusqu'au bout du dernier Juif, pipe inclus.



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Puisqu'il est question de conquêtes et de colonies... je dois bien avouer pour ma part que je fais aucune différence entre l'armée juive des Blum et l'armée boche des Falkenhayn... Pour moi c'est du kif au semblable L'armée Blum en légions larvaires et en formations visqueuses... l'autre plus grossière, mais pas plus furieusement rapace même humiliation, même contrainte, même avilissement, même honte... Aucune différence je déclare, entre la paix juive et la paix allemande Et je préfère la paix allemande n'importe quand. Monsieur Blum pour la marche de ses services, peut compter bien certainement sur autant de traîtres et d'espions français, entièrement dévoués à ses ordres qu'il s'en serait voué à de Moltke s'il était venu jusqu'ici. De ce côté pas d'illusion, les mêmes Juifs, les mêmes francs-maçons. Monsieur Blum possède déjà un joli corps de militants youtres d'environ deux millions d'hommes tous parfaitement disciplinés, tous parfaitement déterminés à nous mettre au garde à vous, nous les piteux autochtones... à nous consigner dans nos niches, attendant de nous mettre en daube à la sauce " Croisade anti-nazi ". Il faudrait prévoir qu'avant un an, à la manière qu'ils s'y donnent, nos services juifs aux promptes naturalisations, ces effectifs auront doublé... Tous les Français " à tour de bras " échappés de tous les ghettos : Valaques, métèques refoulés par toutes les " émigrations " du monde (surtout U.S.A.) arrivent ici pourris de tares, " inaptes au service " la plupart, mais merveilleusement rapaces, pétris d'exigences, arrogants, effrénés, [97] revendicateurs, en chasse, en conquête farouche, à l'agression implacable de tous les emplois, des fonctions les plus réservées (voir Guerre et Marine) et puis par-dessus tout, haineux, d'une rage démoniaque, talmudique, contre tout ce qui pourrait, même un instant différer, empêcher qu'ils surprennent, saisissent, escamotent, accaparent immédiatement toutes les professions, toutes les places. Qui peut se dresser contre cette meute ?... Nous autres les Français d'avant-guerre ?... Les jeunes soufflés de maçonnisme ne voient rien. Précaires survivants de 14, que les Juifs jugent évidemment au plus bas décatis, de race alcoolique vannée, foutue, méprisable énormément, détestable à mort ?...

Monsieur Blum pour son campement, pour la progression de sa horde en pays conquis, pour la soumission de l'indigène, peut compter sur nos caïds... nos francs-maçons autochtones, ils lui sont entièrement dévoués, intrigants, cupides et fats. M. Blum détient en ses mains juives tous leurs moyens d'existence, leurs décorations, toute leur raison d'être... Ils encadrent, matent, dressent le natif au mieux des intérêts du maître, du conquérant juif... Rien à dire... C'est ainsi que les choses se passent en Afrique. Seulement de ce côté, en France c'est nous les bicots... Même arrogance, même injustice, même droit du seigneur juif. L'occupation Blum en fin de compte, plus hypocrite, plus larvaire est plus dégradante, certainement, que l'aurait été pour nous l'occupation Falkenhayn. La force détruit moins, dégrade, pourrit moins sur son passage que l'intrigue et la ruse. La colonisation " par l'intérieur " est la plus infamante, la plus ignoble des colonisations. La colonisation par les négrites juifs représente le comble de toutes les abjections morales et physiques.

Falkenhayn, autre avantage, ne demandait pas aux Belges d'aller se battre pour les Allemands. Les Allemands font leurs guerres eux-mêmes.

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" Les cadeaux des Juifs sont des Pestes. "

Tridon, Membre de la Commune de Paris.

Par les circonstances de la vie, je me suis trouvé pendant quatre ans titulaire d'un petit emploi à la S. D. N., secrétaire technique d'un Julf, un des potentats de la Maison. C'était un drôle de boulot, assez marrant, faut bien le dire, mais pour la douillance assez terne, pas très généreux. Pas de quoi se régaler du tout. Je faisais partie moi, du " petit Cadre "... des " auxiliaires ", des gens de peu Les places notables, les vrais nougats sont occupés, là comme ailleurs, par les Juifs et les " maçons "... Faut jamais confondre. Ecole Normale, Oxford, Polytechnique, les beaux Inspecteurs des Finances, etc. Enfin l'Aristocratie... Je briguais rien, soyez tranquilles. Je suis pas jaloux. C'est pas mon genre de réussir C'était seulement une aventure... Je suis pas fait pour m'incruster... Mais alors, en fait d'expérience, je peux dire qu'elle m'a bien servi! Je regrette pas mon temps de Genève. J'ai vu travailler les grands Juifs dans les coulisses de l'Univers, préparer les gros fricots... Ils y viennent tous tôt ou tard. C'est un endroit de leurs dévotions. C'est la plus grande Synagogue dans le plus grand Temple " Maçon " de l'univers... C'est l'antre des combinaisons les plus vicieuses de l'Epoque et de l'Avenir... Depuis le Secrétaire Général jusqu'au dernier journaliste il faut avoir une drôle d'odeur pour faire florès dans la tôle... Il faut " en être " quoi! il faut en être!... Tout ce qu'est pas youpin ou " mascaille " est assez vite éliminé... Je me faisais pas de grandes illusions... C'est regarder qui m'intéressait. Ma carrière adrninistrative elle a quand même duré quatre [99] ans. C'est un bail. Je les ai vus venir les grands Juifs! Les plus grands " maçons " de la planète, les plus inquiets les plus arrogants, les plus endurcis, les plus emmerdants, les plus mégalophraseurs, les plus muets, les plus opulents, les plus tristes, depuis Bergson et Curie Madame, jusqu'aux Ben Simons britanniques, et Ras Tafaris... Il faut entendre comme ça cafouille tout ce petit monde... J'avais appris aussi moi, la chinoiserie des Commissions... la dialectique des compromis. Seulement faut pas être trop curieux, se montrer friand " d'origines "... c'est pas bien vu dans la maison. Pas trop de précision S. V. P.! Quand je devenais inquisiteur, mon grand patron Yubelblat, il m'expédiait en voyage, en mission d'études... J'ai fait ainsi les continents à la recherche de la vérité. Si les voyages forment l'âge mûr. je peux dire que je suis bien fait. Craquelure! comme j'ai voyagé! pour m'instruire, pour accroître toutes mes connaissances! Comme j'en ai vu des hôpitaux. comparé des laboratoires! épluché les comptes des nurseries... vu fonctionner des belles casernes! cavalé dans les abattoirs! admiré tant de crématoires! expertisé tellement de laiteries, des " modèles " et des moins propres... de la Gold Coast à Chicago! et de Berg-op-Zoom à Cuba! Je devrais être de l'Institut, tellement qu'on m'a enseigné des choses, des techniques et des pires encore... extraordinairement ennuyeuses!... Comme j'en ai vu des savants, barbus. chauves, postillonneux, bigles... Comme ils m'en ont donné des leçons... d'Harley Street à San Francisco! de Leyden, songeuse aux tulipes, à Port-Lagos en Nigérie... bouillante de fièvre jaune. Je devrais être presque parfait en dix mille matières scientifiques, dont je ne sais plus un traître mot... Je suis vraiment l'un des crétins les plus fieffés de la planète. Ainsi va la vie...

On s'est donné un mal inouï pour me sortir de ma torpeur. Comme j'en ai parcouru des maîtres, et tous admirés jusqu'au bout, sur toutes les coutures, des heures et des heures... chacun... des fins cliniciens ventropètes, des hygiénistes si convaincus, si transformateurs, rénovateurs. si prometteurs que simplement leur salive valait déjà le prix des diamants. Irisés mirages! J'en ai vu des cardiologistes! des endocriniens éperdus! des physiopathes sympatologues, et des encore bien plus étranges, plus péremptoires, confusionnistes, superspicaces les uns que les autres... Graine de Dieu!... quel tourment! quelle engeance! Tous les néo-Diafoirus du Progrès moderne ils se sont donné rendez-vous pour éberluer ma pauvre [100] gomme... Ah! ce que j'ai pu les subir!... vertigineux, impérieux, vindicatifs ou miellés... toujours à se prendre, se déprendre... se perdre un peu, s'entortiller... se faire " venir " sur un glaviot, sur une pelure de lentille, sur un poil pénien, une sottise, un mot, des heures encore pour une virgule, dans tous les sens... Comme c'est bavard, puéril et fat, étroit, râleux, boudah, inquiet, mégalomane, persécutant, un humble chercheur!... Le pire des cabots, un Sacha, c'est encore qu'une pâle violette auprès d'un loucheur en " micro ", d'un effileur de pipettes... Les pires " m'as-tu-lu " du monde, les plus susceptibles cabotins, les plus irascibles vedettes c'est dans les " Congrès " qu'on les trouve, dans les bagarres de vanité, pour les " Avancements des Sciences ". Faut entendre alors ces gueulements! faut observer ces tours de vache! Ils sont prêts à tous les crimes pour voir leur blaze en compte rendu élogieux. Yubelblat, mon cher patron, c'était son métier tout spécial, son oeuvre internationale d'entretenir des relations suivies avec tous les grands ténors de la Découverte... Moi, mon petit afur personnel, ça consistait à l'aider dans le cours de sa politique, l'approche, la diplomatie, l'art de faire plaisir à tout le monde, à la mère, au pére, aux cousins... Tâche bien aride s'il en fut! A travers ces bilieux ingrats au possible... les échecs tournent en vinaigre, en instantanées ruptures, en vexations considérables, diplomatiques... Les savants sont impitoyables sous le rapport vanité... C'est pas, croyez, une petite pause que de rassurer un savant, de bien lui ancrer dans le cassis, que c'est bien lui le premier du monde, le tout excellentissime, qu'on en connaît pas deux comme lui... sous le rapport intuition... bouleversantes synthèses... probité, etc... Ca demande beaucoup de gestes et de paroles et des écritures continuelles et des ruses irréprochables, et puis un culot pas croyable, et puis une mémoire des bobards, absolument extraordinaire, impeccable, extra-lucide. C'est la question de vie ou de mort, de se rappeler ce qu'on a dit. La moindre gaffe c'est la bascule!... en toute occasion et par tous les moyens valables ou probables, les savants doivent jubiler d'un bout à l'autre des Etats, des 48, pas une seconde de répit pour leur passer des pommades, leur envoyer des petits " rappels ", des petits fafiots, des transports gratuits, mille " frais ", dix mille confidences, cent mille compliments et puis des tours de Commissions, pour qu'ils puissent venir en personne à Genève, s'acheminer... s'étaler discourir encore. Bernard Léon de Paris, ce gros rabbin médical, parfaitement prétentieux et nul était


Ce texte comporte les pages 91-100 du pamphlet de Louis-Ferdinand Céline, intitulé Bagatelles pour un massacre. Le "massacre", dans la pensée de l'auteur, est évidemment celui qu'il prévoit, en 1937, comme ce qui arriverait s'il éclatait une deuxième guerre mondiale.

Contrairement à la rumeur, les pamphlets ne sont pas interdit par des lois, des règlements ou des tribunaux. Ils n'ont pas été réédités par des maisons d'édition ayant pignon sur rue parce que l'auteur, revenu en France, voulait pouvoir vendre les livres qu'il écrivait alors pour gagner sa pitance. Cette mesure d'opportunité n'a plus lieu d'être après la disparition de l'auteur, en 1961. Personne n'a la droit de soustraire à la légitime curiosité des générations suivantes ce qui a été le noyau incandescent de la littérature française vers le milieu du vingtième siècle.

Le texte ici reproduit est celui d'une édition probablement pirate. Les détenteurs d'une éditions réellement authentique voudront bien nous signaler les éventuelles différences.

D'autres groupes de 10 pages suivront.

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