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Téhéran
réunit le gotha des
révisionnistes de l'holocauste
11 Dec 2006
TEHERAN, 11 déc 2006 (AFP)
- Une conférence sur l'holocauste
dans un bâtiment officiel à Téhéran accueille depuis lundi 10 -
12 -
2006 le gotha des historiens révisionnistes étrangers qui minimisent
l'ampleur ou nient l'existence même du génocide des juifs pendant la
deuxième guerre mondiale.
Ostracisés dans leurs pays d'origine, où ils sont régulièrement
sujets à
des poursuites judiciaires, ceux qui nient la disparition de six
millions de
juifs dans les camps d'extermination nazis se sont retrouvés dans un
quartier nord de la capitale iranienne.
Venus de France, Suède ou d'Indonésie, ils ont commencé à présenter
leurs exposés sur des thèmes tels que "les médias danois et
l'holocauste",
ou encore "le vocabulaire irrationnel de la classe professorale
américaine
par rapport à l'holocauste".
L'Institut de recherche du ministère des Affaires étrangères, proche
du
palais de Niavaran, a rarement rassemblé une foule aussi disparate.
La liste des participants, originaires de plus de trente pays,
constitue
un véritable gotha des révisionnistes, dont bon nombre ont un casier
judiciaire à cause de leurs prises de positions intellectuelles.
Le Français Robert Faurisson est là. Ce professeur de littérature a
été
condamné à de multiples reprises par la justice de son pays pour ses
thèses niant la réalité du génocide des juifs.
En d'experts, la conférence a convié l'universitaire et
révisionniste
français Robert Faurisson, condamné à de multiples reprises
par la justice française pour sa négation de la réalité de
l'holocauste.
"Je suis en Iran parce qu'il est possible d'y débattre de quelque
chose
dont on ne peut débattre dans le monde occidental", a-t-il dit à
l'AFP.
"L'holocauste est un mythe, comme l'a dit le président Ahmadinejad,
c'est-à-dire une idée généralement fausse mais que les gens croient
vraie", a-t-il poursuivi, avant d'estimer que le président iranien a
"plusieurs qualités: le courage et l'héroïsme, et la clarté".
Un absent notoire est l'historien britannique David Irving, qui
purge une
peine de trois ans de prison en Autriche. Mais une copie de son
livre
"La guerre d'Hitler" est en vente à la librairie du centre.
"Les consciences sont éteintes face au dogme de l'holocauste, qui
est
vendu comme un fait historique, alors même qu'on ne peut pas le
remettre en question. C'est un viol mental", a dit à l'AFP
l'Australien Fredrick Töben:
"C'est mon devoir d'être ici, si nous ne pouvons pas parler
librement
c'est un crime contre l'humanité", a poursuivi M. Töben, qui a purgé
une peine de prison en Allemagne pour révisionisme.
Les murs du centre portent des posters prétendant exposer les
"mythes" de l'holocauste, contestant que de la fumée se soit jamais
échappée des
cheminées des fours crématoires d'Auschwitz ou encore critiquant le
film La liste de Schindler.
Une affiche, portant une flèche et le mot "vérité", montre M. Irving
et
ses collègues Ernst Zuendel et Germar Rudolf, devant un tribunal
pour
incitation révisionisme.
M. Töben a quant à lui amené dans ses bagages un modèle miniature,
de la taille d'une très grande table, du camp de concentration de
Treblinka [Auschwitz ]. Il a expliqué vouloir l'utiliser, avec ses
figurines
et trains miniatures, pour démontrer selon lui que les chambres à
gaz
n'ont jamais existé.
Ne pas croire à l´holocauste juif pendant la deuxième
guerre mondiale est
punissable de prison dans de nombreux pays européens.
Le chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottaki a inauguré
cette conférence de deux jours, patronnée par son ministère,
en la qualifiant
de forum scientifique destiné à apporter des réponses aux "questions
sur
l'holocauste" posées par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.
Ce dernier a qualifié le génocide des juifs de "mythe", mis en doute
son
ampleur et affirmé qu'il avait été utilisé pour justifier la
création de
l'Etat d'Israël, que l'Iran ne reconnaît pas.
"La simple question du président iranien: 'si l'holocauste est un
fait
historique, pourquoi ne peut-il être étudié?' a provoqué une vague
d'accusations contre l'Iran, sans essayer d'y apporter une réponse
logique", a dit M. Mottaki.
Selon lui, "l'objectif de la conférence n'est pas de nier ou de
prouver
l'holocauste, mais d'offrir la chance à des chercheurs européens de
donner leur point de vue sur ce phénomène historique".
En guise d'experts, la conférence a convié l'universitaire
révisionniste français Robert Faurisson, condamné à de multiples
reprises par la
justice française pour son refus de croire à l´holocauste.
L'Australien Fredrick Töben, qui a passé plusieurs mois dans une
prison
allemande pourles mêmes raisons, doit présenter une étude sur
"l'holocauste: une arme du crime".
L' ex-parlementaire américain David Duke va présenter pour sa part
son "enquête sur l'holocauste", et la conférence compte aussi des
"experts" iraniens.
Les participants rencontreront M. Ahmadinejad, dont un message sera
lu au cours de la conférence qui s'achève mardi.
"Aujourd'hui, ceux qui prétendent être anti-nazis sont eux-mêmes des
racistes et colonialistes, et ce qu'ils ont fait à des gens n'est
pas différent des crimes des nazis", a ajouté le ministre.
Il a assuré que "l'antisémitisme est un phénomène européen", et
qu'en
revanche "dans la longue histoire de l'Iran il n'y a aucun document
établissant une seule manifestation d'antisémitisme".
Alain Coutte
écrit à
Douste-Blazy
11 Dec 2006
http://www.mercure5s5i.com/lenouveaumonde/article.php?art=1226
Voici la "Lettre
ouverte" qu'adresse Alain Coutte à M. Douste-Blazy, ministre des
affaires étrangères, 10 décembre 2006
Cher Monsieur le ministre des Affaires Etrangères,
Dans une note à l´AFP, parue dimanche 10 décembre 2006, vous avez
fait part de votre "inquiétude" après l'annonce par l'Iran de
l'organisation
d'une
conférence sur l'Holocauste, en déclarant:
"S'il devait s'agir de propager des idées négationnistes et
révisionnistes, la France ne pourrait que la condamner avec la
plus grande fermeté."
Permettez-moi de mettre en avant les quatre points qui suivent pour
vous
montrer, voire démontrer que vous semblez très mal placé pour
vous
permettre de tels propos dont vous ne semblez même pas
maîtriser la
signification:
1- Tout d´abord, de quoi je me mêle? L´Iran n¹est-il pas un
pays
souverain et indépendant, n¹ayant aucun besoin des conseils
d´un toubib
de province?
Etes-vous en train de nous faire un "remake" du cow-boy hollywoodien
en
Irak?
2- Vous faites outrageusement un amalgame entre les termes
"révisionnistes" et "négationnistes" qui sont bel et bien
disctincts, raison
pour laquelle il existe deux mots!
En effet, tout chercheur et / ou historien est par essence même un
"révisionniste", ce qui est relativement flatteur: il met à la
lumière du
jour des faits et rien que des faits, sans aucun état d¹âme, tout
comme
un excellent politicien sachant rester "froid comme un poisson
mort"...
Vous devriez donc bien le savoir si vous saviez maîtriser vos
émotions...
Quant au qualificatif de "négationniste", il ne concerne qu´une
frange
infime et marginale d´éléments plus stupides les uns que les autres
qui
n´ont aucune place dans notre société moderne et ouverte.
Je vous ferai remarquer - pour votre gouverne - qu¹il existe une
troisième catégorie, les "interrogationnistes", dont je fais partie,
qui
attendent la clé du coffre des archives pour se déterminer...
Les auriez-vous oubliés ou est-ce encore une fois un problème de
connaissances générales de votre part?
3- Ensuite, dois-je vous rappeler que lors de visite au centre Yad
Vashem de Jérusalem, vous nous avez démontré votre "parfaite
maîtrise
de l´histoire juive", ce qui serait considéré comme une grossière
tare au
sein du CRIF, par là même, à tout candidat potentiel à la
magistrature
suprême!
Et, que dire d´un ministre des affaires étrangères qui demande au
directeur
dudit centre "pourquoi il n´y a pas eu des Juifs britanniques qui
furent
exécutés" (sic!).
Je vous rappelle qu´entre le continent et la Grande-Bretagne il y a
de
l´eau: la "Manche" et qu´à l¹époque (1939-1945), le tunnel
n´existait pas
encore pour permettre aux nazis d´envahir l¹Angleterre!
4- Enfin, cerise sur le gâteau: que dire d´un ancien ministre de la
santé
qui n´a pas su enrayer le déficit de la Sécurité sociale? Que c´est
un
excellent ministre? Est-ce pour vous récompenser de vos "prouesses"
qu´on vous a nommé aux affaires étrangères?
Cela ne s´appelle-t-il: la "promotion par l´échec"?
Recevez néanmoins, Monsieur le ministre, selon la formule d´usage,
toute ma "très haute considération" (sic!).
Alain Coutte
http://www.mercure5s5i.com/lenouveaumonde/
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